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Deux autres exécutions suspendues par la Cour suprême de l’Arkansas

La justice américaine a de nouveau mis des bâtons dans les roues de l'Arkansas, qui souhaite exécuter huit condamnés à mort avant la fin du mois. Jeudi soir, les exécutions de deux autres prisonniers, prévues jeudi, ont été suspendues.

L’Arkansas souhaite procéder rapidement avec ces huit exécutions puisque le midazolam, l’anxiolytique utilisé parmi le cocktail de trois médicaments de mise à mort, arrive à expiration le 30 avril. Ce plan a suscité un tollé aux États-Unis et l’état fait face à de nombreuses contestations juridiques.

Lundi, la Cour suprême de l'Arkansas a d’ailleurs suspendu l'exécution de deux détenus, Don Davis et Bruce Ward.

Mercredi soir, le juge du district de Pulaski, Alice Gray, a interdit à l’Arkansas d’utiliser le vecuronium bromide, une autre des drogues utilisées pour les exécutions.

La semaine dernière, un juge de ce district avait délivré une ordonnance temporaire empêchant l'État de l'Arkansas d’administrer le vecuronium bromide, après qu'une entreprise eut indiqué qu'elle avait vendu le produit aux autorités à des fins médicales, et non pour des exécutions.

Un agent carcéral a raconté au juge mercredi qu’il avait commandé cette drogue par téléphone et par texto afin de ne pas laisser de traces de l’achat. Par contre, un vendeur pour la compagnie pharmaceutique a conservé les textos, démontrant ainsi que l’Arkansas avait caché son intention d’utiliser le vecuronium bromide pour des exécutions.

Plusieurs entreprises pharmaceutiques en Amérique et en Europe refusent désormais d'approvisionner le système carcéral américain puisqu'ils ne veulent plus voir leur nom associé à la peine de mort.

Quelques minutes avant ce jugement, la Cour suprême de l’Arkansas a pour sa part décidé, dans un vote de quatre contre trois, de suspendre l’exécution des condamnés à mort Stacey Johnson et Ledell Lee. Leurs avocats croient pouvoir prouver leur innocence en procédant à des tests d’ADN supplémentaires. « Nous devons utiliser les meilleures méthodes scientifiques pour démontrer que la bonne personne ait été condamnée », a dit l’avocate Karen Thompson.

Le bureau de la procureure générale Leslie Rutledge prévoit déposer une requête urgente auprès de la Cour suprême pour casser cette dernière ordonnance, comme elle l’avait fait lundi pour l’arrêt des deux autres exécutions. Toutefois, la Cour suprême avait choisi de ne pas entendre son appel lundi.

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