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Deux candidats abandonnent la course à l'investiture républicaine

Les candidats Chris Christie et Carly Fiorina renoncent à l'investiture du Parti républicain.

Carly Fiorina a abandonné la course mercredi. Celle qui s'était démarquée dans les débats télévisés n'aura pas su construire une coalition assez large contre ses nombreux adversaires.

Elle a ajouté qu'elle poursuivrait son combat pour que soit instauré un « gouvernement citoyen pour ce grand pays ».

Carly Fiorina, 61 ans, avait annoncé sa candidature au mois d'avril. Néophyte assumée de la politique, elle se décrivait comme une femme issue du milieu des affaires, qui aurait été la mieux positionnée pour battre la candidate féminine des démocrates, Hillary Clinton.

Après une performance surprenante au débat des candidats moins populaires, Mme Fiorina avait réussi à accéder à la grande scène aux côtés des meneurs de la course. Sa popularité avait grimpé dans les sondages, mais ses appuis ont stagné. Et à la fin de l'année, elle était retombée au même point qu'au lancement de sa campagne.

Mme Fiorina avait été applaudie par les électrices de toutes les couleurs politiques pour avoir répondu à une attaque du candidat milliardaire Donald Trump, qui avait critiqué son apparence physique.

« Je crois que toutes les femmes de ce pays ont clairement compris ce que M. Trump a dit », avait-elle affirmé calmement au deuxième débat. Après un tonnerre d'applaudissements à l'endroit de Mme Fiorina, M. Trump avait rétorqué qu'il la trouvait belle.

Carly Fiorina a subi son premier revers politique en 2010, lorsqu'elle a tenté sans succès de ravir le siège de la sénatrice démocrate Barbara Boxer.

Au cours de sa campagne à l'investiture, Mme Fiorina a souvent rappelé sa montée rapide dans le milieu des affaires. Diplômée de l'Université Stanford, elle a commencé sa carrière en tant que secrétaire, avant d'obtenir une maîtrise en administration des affaires et de se hisser à la direction du géant des télécommunications, AT&T.

Elle a toutefois dû répondre à plusieurs questions sur son mandat controversé à la tête de Hewlett-Packard, où elle avait été embauchée comme présidente de la direction en 1999. Elle avait été licenciée six ans plus tard après avoir piloté une fusion majeure avec l'entreprise Compaq et avoir congédié 30 000 travailleurs.

Christie se retire aussi

Le gouverneur du New Jersey Chris Christie a lui aussi renoncé à briguer l'investiture républicaine, au lendemain de sa décevante sixième place à la primaire du New Hampshire, remportée par le milliardaire Donald Trump.

La porte-parole de campagne Samantha Smith a affirmé que M. Christie avait annoncé sa décision à des membres du personnel aux bureaux de campagne à Morristown, au New Jersey, mercredi après-midi, et était dans le processus d'appeler des donateurs et partisans.

M. Christie avait déclaré aux partisans, mardi soir, qu'il retournait chez lui dans le New Jersey pour « prendre une grande respiration », attendre les résultats finaux du New Hampshire et décider de la suite des choses.

M. Christie a obtenu 7 % des voix aux primaires du New Hampshire. Il avait misé sur une dernière ligne droite solide dans cet État, et y avait fait campagne pendant plus de 70 jours, tenant des assemblées citoyennes et des rassemblements bien accueillis. Mais les résultats, mardi, ont semblé donner un coup final à sa campagne. Il avait eu du mal dès le début à recueillir des fonds et à gagner des appuis dans la course républicaine aux très nombreux candidats.

Bien que Donald Trump représente un défi à surmonter pour l'ensemble des candidats républicains, sa popularité a semblé particulièrement dommageable pour M. Christie, qui s'était présenté comme le candidat n'ayant pas peur de dire crûment les choses.

Mardi soir, M. Trump pouvait savourer une douce vengeance après sa surprenante défaite en Iowa. L'homme d'affaires a remporté une victoire sans équivoque avec 35 % des suffrages.

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