Retour

Deux candidats affrontent le président sortant Kagamé au Rwanda

Plus de 6 millions de Rwandais sont appelés à se rendre aux urnes vendredi pour une élection présidentielle que le président sortant, Paul Kagamé, aborde avec une totale confiance.

Paul Kagamé, 59 ans, est arrivé au pouvoir en 2000. Il a stabilisé le pays après le génocide de 1994, grâce à une croissance économique rapide.

Ses opposants jugent toutefois que ce développement économique s'est fait au détriment des libertés civiles et estiment qu'un climat de peur s'est installé avant le vote de vendredi.

Une réforme constitutionnelle adoptée à 98 % lors d'un référendum controversé, en 2015, a autorisé Paul Kagamé à briguer un troisième septennat. Grâce à cette révision, il peut techniquement diriger le pays jusqu'en 2034.

En début de semaine, le président est apparu confiant devant les sympathisants de son parti, le Front patriotique rwandais (FPR). « À partir du 4 août, nous aurons sept ans pour nous développer encore plus », a-t-il déclaré devant la foule.

« Avec la force du Front patriotique rwandais, ajoutée à celle de la coalition, c'est presque une victoire à 100 % », a-t-il poursuivi lors de l'un de ses derniers rassemblements de campagne.

Face à lui, deux candidats ont été retenus pour participer à l'élection présidentielle.

Frank Habineza, un ancien du FPR âgé de 40 ans, représente le Parti démocratique vert, la seule force d'opposition autorisée dans le pays. Selon lui, le Parti vert compte 500 000 membres, sur un total de 6 millions d'électeurs et une population rwandaise de 11,8 millions d'habitants.

Journaliste de formation et longtemps exilé, Philippe Mpayimana, 47 ans, est le seul candidat indépendant à se présenter.

Début juillet, Diane Shima Rwigara, 35 ans et seule femme candidate, a été disqualifiée par la Commission électorale pour avoir falsifié des signatures.

La candidate avait assuré avoir collecté plus de 1000 signatures, alors que 600 suffisent pour participer à l'élection. Mais d'après Kalisa Mbanda, le président de la Commission, seules 572 signatures étaient « valides ». Il a également fait savoir que certaines personnes parmi les signataires étaient décédées.

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Un avion s'écrase dans un arbre





Rabais de la semaine