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Deuxième arrestation après la mort du demi-frère de Kim Jong-un

Une deuxième suspecte a été arrêtée en Malaisie en lien avec l'assassinat de Kim Jong-nam, demi-frère du dirigeant nord-coréen Kim Jong-un, a annoncé jeudi l'agence d'État Bernama, en citant la police.

La police malaisienne avait annoncé mercredi avoir arrêté une femme porteuse d'un passeport vietnamien et disait rechercher d'autres suspects étrangers après l'assassinat survenu à l'aéroport de Kuala Lumpur.

Un communiqué officiel sera publié dans la journée de jeudi sur cette nouvelle arrestation, a précisé l'inspecteur général de la police Khalid Abu Bakar à l'agence Bernama.

Des parlementaires sud-coréens avaient auparavant rapporté que les services de renseignement de leur pays soupçonnaient deux femmes appartenant aux services secrets de Pyongyang d'avoir tué Kim Jong-nam et des sources gouvernementales américaines ont déclaré à Reuters que Washington tenait la Corée du Nord pour responsable de sa mort.

Kim Jong-nam se trouvait dans le hall des départs de l'aéroport de Kuala Lumpur et s'apprêtait à prendre un vol pour Macao lorsqu'une personne se trouvant derrière lui l'a saisi au visage. Kim s'est alors approché d'un comptoir d'information et a déclaré souffrir de vertiges avant que son état s'aggrave.

Selon la presse malaisienne, deux femmes auraient aspergé le visage de leur victime avec un produit chimique.

Les policiers recherchent d'autres suspects

La femme interpellée à l'aéroport a été identifiée d'après des images de télésurveillance et elle était seule lors de son arrestation, a précisé la police dans un communiqué. La jeune femme portait des documents établis au nom de Doan Thi Huong, précisant qu'elle serait née en 1998 au Vietnam.

« La police recherche quelques autres personnes, toutes étrangères », a déclaré un haut gradé de la police sans préciser leur nationalité et leur sexe.

Des responsables nord-coréens ont essayé en vain pendant plusieurs heures de convaincre les autorités malaisiennes de ne pas procéder à une autopsie du corps.

Selon les parlementaires sud-coréens, toujours sur la base des informations fournies par les services de renseignement, Kim Jong-nam bénéficiait de la protection de Pékin et vivait à Macao avec sa deuxième femme.

Conseil de sécurité convoqué en Corée du Sud

« S'il était confirmé que le meurtre de Kim Jong-nam a été commis par le régime nord-coréen, cela illustrerait clairement la brutalité et l'inhumanité du régime de Kim Jong-un », a déclaré le premier ministre sud-coréen, Hwang Kyo-ahn, lors d'un conseil de sécurité convoqué après l'annonce du décès.

Kim Jong-nam était considéré comme un proche de son oncle Jang Song-thaek, ex-numéro deux du régime, qui a été exécuté en 2013 sur ordre de Kim Jong-un.

En 2001, il avait été interpellé dans un aéroport japonais en possession d'un faux passeport dominicain. Il avait alors expliqué qu'il voulait se rendre à Tokyo pour visiter Disneyland.

Il avait le même père que Kim Jong-un, Kim Jong-il, décédé fin 2011, mais pas la même mère. Sa mère, Song Hye-rim, était une actrice célèbre dans son pays.

Parfois présenté comme un successeur potentiel de son demi-frère, il avait plusieurs fois écarté cette possibilité ces dernières années.

Son cousin Lee Han-young, qui avait fait défection en Corée du Sud par la Suisse en 1982, a été tué par balle par des agents nord-coréens à Séoul en 1997, selon la Corée du Sud.

La presse nord-coréenne n'a pour l'instant fait aucune mention de la mort de Kim Jong-nam.

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