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« Dieselgate » : un ex-dirigeant de Volkswagen écope de sept ans de prison

Un ex-dirigeant de Volkswagen a été condamné, mercredi, à purger une peine de sept ans de prison aux États-Unis. Oliver Schmidt, un citoyen allemand, avait plaidé coupable à des accusations de fraude et de complot devant un tribunal fédéral américain en août dernier.

L'homme de 48 ans, qui a été responsable du bureau d'études environnementales et techniques du constructeur allemand en banlieue de Détroit, devra aussi s’acquitter d’une amende de 400 000 $ US. Il a en outre accepté d'être expulsé du pays à la fin de sa peine d'emprisonnement.

Oliver Schmidt risquait un maximum de 169 ans d'emprisonnement, mais dans le cadre de sa reconnaissance de culpabilité, les procureurs ont accepté d'abandonner la plupart des chefs d'accusation.

La justice a estimé qu'il avait contribué à la fraude des logiciels de voitures diesel truqués visant à déjouer les contrôles antipollution en mentant délibérément aux autorités américaines lorsque des questions sur la pollution réelle de ces voitures ont émergé.

Sur les sept ans d'emprisonnement, cinq ont été prononcés au titre de l'accusation de conspiration pour fraude et deux pour avoir enfreint les lois sur l'environnement.

« Pour le bouleversement de ma vie, je n'ai que moi à blâmer, a déclaré Schmidt devant le juge. J'accepte la responsabilité du mal que j'ai commis. J'ai pris de mauvaises décisions; excusez-moi. »

Et de deux

En août, un ex-ingénieur de Volkswagen, James Liang, avait été condamné par un tribunal de Détroit à 40 mois de prison et 200 000 $ US d'amende pour son rôle dans le « dieselgate ». Sa collaboration avait permis d'inculper d'autres responsables du groupe, dont Oliver Schmidt.

Au total, sept dirigeants et ingénieurs de l’entreprise ont été accusés aux États-Unis. Cinq sont toujours en fuite.

Un scandale coûteux

Aux États-Unis, Volkswagen a déjà dû débourser plus de 22 milliards de dollars américains pour réparer ou racheter près de 600 000 voitures incriminées et pour verser à leurs propriétaires des indemnités.

Les logiciels truqueurs étaient capables de dissimuler des émissions dépassant jusqu'à 40 fois les normes autorisées.

Au total, dans le monde, le scandale a maintenant coûté près de 30 milliards de dollars américains au constructeur allemand.

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