Retour

Donald Trump adoucit-il le ton face aux musulmans?

Ce n'est toujours pas chose faite, mais de nombreux signes laissent entrevoir un changement de ton dans la campagne politique du milliardaire Donald Trump. Le candidat républicain présumé voudrait désormais rendre sa campagne plus acceptable en vue de l'élection générale.

Son équipe de campagne électorale peaufine ses politiques d'immigration en ce qui concerne les musulmans. Plutôt qu'interdire l'entrée à toutes les personnes de confession musulmane, M. Trump bannirait désormais celles provenant de pays affiliés au terrorisme, a rapporté la chaîne américaine CNN lundi.

Ce changement de politique a été annoncé samedi par une porte-parole de son équipe de campagne, Hope Hicks, dans un article de CNN.

Interrogée quelques jours plus tard par le même média, la porte-parole nationale du candidat républicain, Katrina Pierson, a reconnu que « M. Trump allait affiner sa stratégie ».

Ce changement de ton survient au moment où une série d'articles négatifs minent la campagne de M. Trump depuis quelques jours, remettant en question sa façon de traiter les femmes et les minorités, ainsi que son tempérament, s'il devait être président.

Reste à savoir si cette atténuation est passagère ou si cela est une stratégie à long terme qui l'aiderait à affronter Hillary Clinton.

Trump et les musulmans

Ce n'est pas la première fois que le milliardaire vise les musulmans. Après les attentats du 13 novembre en France, il avait proposé de ficher tous les musulmans résidant aux États-Unis. Il avait affirmé que ce n'était qu'une question « de gestion ». La mesure avait été fortement critiquée par ses adversaires, qui l'avaient comparée aux fichiers de juifs établis par les nazis.

Donald Trump avait par la suite suggéré, au lendemain de la tuerie de San Bernardino en Californie, une « fermeture totale » des frontières américaines aux musulmans, jusqu'à ce que le Congrès « puisse comprendre ce qui se passe ».

Dans un communiqué distribué à la presse, le magnat de l'immobilier a assuré que des sondages attestent l'existence d'une « haine » des musulmans envers l'Amérique qui pourrait déboucher sur de nouvelles attaques. « Nous devons déterminer d'où vient cette haine et pourquoi elle existe », avait-il défendu.

Le ton s'est toutefois durci après la fusillade d'Orlando, le 12 juin dernier, où il a proposé de suspendre l'immigration « issue de zones du monde qui ont un passé avéré de terrorisme contre les États-Unis, l'Europe ou nos alliés, jusqu'à ce que l'on comprenne pleinement comment mettre fin à ces menaces ».

Plus d'articles

Commentaires