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Donald Trump et Shinzo Abe renforcent leurs liens à Mar-a-Lago

Donald Trump a déclaré vendredi que l'alliance entre les États-Unis et le Japon était un pilier de la paix et de la stabilité dans la région, un changement de ton notable par rapport à sa campagne présidentielle, durant laquelle il avait promis d'obliger Tokyo à débourser davantage pour bénéficier de la protection militaire de Washington.

Le président des États-Unis et le premier ministre japonais, Shinzo Abe, ont entamé deux jours de discussions par une accolade et une longue poignée de main devant les photographes dans le bureau ovale de la Maison-Blanche.

Chacun accompagné de son épouse, ils devaient partir dans l'après-midi pour Palm Beach, en Floride, et passer le week-end dans la luxueuse résidence privée du président américain à Mar-a-Lago. Ils doivent notamment y jouer au golf sur au moins l'un des deux parcours que possède dans la région le milliardaire devenu 45e président des États-Unis.

Lors d'une conférence de presse commune avec Shinzo Abe, Donald Trump a évité de renouer avec la rhétorique de sa campagne, durant laquelle il avait reproché au Japon de profiter de la sécurité garantie par les États-Unis pour mieux voler leur emploi à des ouvriers américains.

Nous sommes déterminés à assurer la sécurité du Japon et de toutes les régions relevant de son autorité administrative, et à renforcer encore notre alliance, qui est d'une importance cruciale.

Donald Trump, président des États-Unis

« Le lien entre nos deux pays et l'amitié entre nos deux peuples sont très, très profonds. Cette administration est déterminée à resserrer encore ces liens », a ajouté Donald Trump.

Washington appuie Tokyo en mer de Chine

Un communiqué commun qualifie d'indéfectible l'engagement américain à défendre le Japon par des moyens militaires conventionnels comme nucléaires.

Ces déclarations constituent une victoire pour Shinzo Abe, notamment face aux prétentions territoriales de la Chine.

Le chef du gouvernement japonais a obtenu que les États-Unis réaffirment leur soutien à son pays dans le conflit qui l'oppose à Pékin sur la souveraineté sur l'archipel des îles Senkaku, en mer de Chine orientale, que Pékin appelle les Diaoyu.

Les deux dirigeants, précise le communiqué commun, ont affirmé que l'article 5 du traité de sécurité américano-japonais couvrait ces îles.

Shinzo Abe est optimiste sur la question du commerce

Une incertitude demeure toutefois dans un autre domaine, celui du commerce international, après la décision de Donald Trump de retirer les États-Unis du partenariat transpacifique (TPP).

Shinzo Abe a déclaré que les deux pays s'étaient mis d'accord pour définir un nouveau cadre à leur dialogue économique.

« Je suis assez optimiste [...] sur la possibilité que ce dialogue donne de bons résultats », a-t-il dit, ajoutant que le Japon souhaitait définir des règles communes équitables pour le commerce dans la région.

Donald Trump parle à son homologue chinois

Donald Trump, qui s'est entretenu par téléphone jeudi avec le président chinois Xi Jinping, a également déclaré qu'il considérait le programme nucléaire de la Corée du Nord comme une « très très haute priorité », mais n'a pas précisé en quoi sa position sur ce dossier différerait de celle de son prédécesseur, Barack Obama.

Il a par ailleurs assuré que les États-Unis et la Chine seraient bientôt « sur un pied d'égalité » en matière commerciale.

Le Japon ne cache pas son inquiétude face à la politique « America First » (l'Amérique d'abord) affichée par la nouvelle administration des États-Unis, susceptible d'avoir des répercussions sur la politique étrangère américaine en Asie.

Abe espère que les promesses japonaises de créations d'emploi aux États-Unis et de renforcement des forces armées nippones convaincront son interlocuteur de faire baisser la tension sur les sujets économiques pour privilégier l'alliance stratégique entre les deux pays.

Le chef du gouvernement japonais, qui est accompagné entre autres de ses ministres des Finances, Taro Aso, et des Affaires étrangères, Fumio Kishida, devrait présenter lors de sa visite un plan d'investissements aux États-Unis censé créer 700 000 emplois grâce à des investissements publics et privés dans de grands projets d'infrastructures, comme des lignes ferroviaires à grande vitesse, a-t-on appris de sources gouvernementales japonaises.

Pour prévenir d'éventuelles questions gênantes sur le financement du séjour de Shinzo Abe à Mar-a-Lago, la Maison-Banche a pris soin de préciser que ce séjour, golf compris, constituait le cadeau officiel du président américain à son hôte.

C'est la première fois que Mar-a-Lago joue ainsi un rôle diplomatique.

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