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Échec d'une motion de censure contre le gouvernement roumain

Le gouvernement roumain, dominé par les sociaux-démocrates, a sans encombre surmonté mercredi une motion de censure au Parlement, après les importantes manifestations qui l'ont contraint à faire marche arrière sur un décret relatif à certains faits de corruption.

Après le vote, les partis d'opposition ont dit leur intention de continuer à suivre de près les décisions que prendrait le Parti social-démocrate au pouvoir.

« J'espère qu'à compter d'aujourd'hui, nous allons pouvoir nous remettre au travail », avait déclaré le premier ministre Sorin Grindeanu aux députés avant le vote.

Face au plus vaste mouvement de contestation depuis la chute du communisme en 1989, le gouvernement a retiré dimanche un décret dépénalisant certains faits de corruption concernant des sommes inférieures à 200 000 lei (près de 62 600 $ CA).

Lundi, le gouvernement a rejeté les appels à la démission lancés par des dizaines de milliers de manifestants, qui continuaient de descendre dans la rue malgré l'abolition du décret.

Les sociaux-démocrates et leurs alliés disposent d'une large majorité au Parlement depuis leur victoire aux élections législatives de décembre. Ils se sont abstenus lors du vote de mercredi, dans lequel 161 députés ont appuyé la motion de censure et 8 était contre.

Les Roumains dans les rues

Mercredi soir, malgré le froid et la neige, quelque 5000 manifestants s'étaient rassemblés devant le siège du gouvernement pour demander la démission du gouvernement. « Nous existons, nous résistons », scandaient-ils.

Des manifestants progouvernement, au nombre de 200, se sont eux rassemblés devant les bureaux du président centriste, Klaus Iohannis, pour dire leur soutien au premier ministre Grindeanu.

Le président est brièvement sorti pour leur parler, mais a refusé d'engager le dialogue.

Le premier ministre a indiqué que la décision sur le limogeage ou non du ministre de la Justice Florin Iordache, l'architecte du décret retiré, serait annoncée jeudi.

Le décret aurait dépénalisé un certain nombre de faits de corruption et aurait protégé des poursuites plusieurs dizaines de responsables publics.

Le Parlement doit maintenant appuyer la décision du gouvernement de retirer le décret. Le chef de file du Parti social-démocrate (PSD), Liviu Dragnea, qui est en procès et aurait pu bénéficier du décret, a dit que l'abrogation du décret serait débattue et votée au Parlement le plus tôt possible.

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