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Écrasement du vol MH17 : une vidéo tournée par des soldats qui choque

En Australie, le Daily Telegraph de Sydney a rendu public le contenu d'une vidéo tournée immédiatement après l'écrasement du vol MH17 de la Malaysia Airlines, survenu il y a un an.

Ce sont des images troublantes : un contingent d'hommes vêtus de treillis arrive sur le site de l'écrasement d'un avion. Ils échangent entre eux dans une langue mêlant le russe et l'ukrainien. Ils croient qu'un avion militaire vient d'être abattu.

Mais les bagages et divers objets qui jonchent le sol les détrompent aussitôt : il s'agit indéniablement d'un vol civil.

Des bagages sont identifiés « Australia », s'écrie un homme. Dans un sac, un portable sonne. Sans vergogne, les rebelles fouillent le sac, déplient des vêtements; le fait de violer ainsi l'intimité d'un inconnu ne semble pas les troubler.

Rappelons que l'appareil a sombré après avoir été atteint par un tir de missile au-dessus de l'Est ukrainien, dans une zone proche de la ligne de front entre les forces ukrainiennes et les séparatistes prorusses. La tragédie a fait 298 morts.

Selon le Daily Telegraph, un homme apparaît portant autour du cou un badge d'identification de la République populaire autoproclamée de Donetsk.

La vidéo, saisie de la base des séparatistes à Donetsk, aurait été tournée par les rebelles séparatistes prorusse. Le document d'une durée de 17 minutes a provoqué l'indignation en Australie.

« C'est [une vidéo] écoeurante à regarder » qui « corrobore les renseignements que nous avons reçus il y a 12 mois, à savoir que le vol MH17 de Malaysian Airlines a été abattu par un missile sol-air », a affirmé la ministre australienne des Affaires étrangères, Julia Bishop.

Kiev et les Occidentaux soupçonnent des séparatistes prorusses d'avoir utilisé un missile sol-air, fourni selon eux par la Russie, pour abattre l'appareil civil. Moscou nie toute implication. 

Mésentente sur un tribunal international 

Des pays tels que la Malaisie, les Pays-Bas et l'Ukraine réclament du Conseil de sécurité de l'ONU la mise sur pied d'un tribunal pénal international pour juger les responsables de l'écrasement.

Mais la Russie, qui détient un droit de veto au Conseil de sécurité, s'oppose à un tel tribunal. Pour le président russe, Vladimir Poutine, la création d'un tel tribunal n'aurait pas de sens, puisque l'enquête est en cours.

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