Retour

Élus républicains ciblés dans une fusillade : Steve Scalise dans un état critique

Le whip en chef de la majorité républicaine à la Chambre des représentants des États-Unis, Steve Scalise, a été atteint par balle mercredi matin lors d'une fusillade et est toujours dans un état critique. Des policiers qui assuraient sa sécurité ont ouvert le feu sur le tireur, James T. Hodgkinson, qui a été arrêté avant de succomber à ses blessures, a annoncé le président Donald Trump.

« De nombreuses vies auraient été perdues sans les actes héroïques des deux policiers qui ont mis le tireur hors d'état de nuire [...] durant cette attaque très très violente », a déclaré M. Trump lors d'une brève allocution depuis la Maison-Blanche, au cours de laquelle il a appelé le pays à « l'unité ».

Steve Scalise est dans un « état critique », selon l'hôpital qui le soigne.

L'élu républicain du Congrès américain a été blessé à la hanche et a subi une opération. Dans un premier temps, Steve Scalise avait été décrit par son bureau comme dans un « état stable ». Il était conscient et avait parlé à son épouse au téléphone avant d'entrer en salle d'opération.

Outre Steve Scalise, quatre personnes ont été blessées au cours de la fusillade : l'adjoint d'un représentant, un lobbyiste et deux policiers du Capitole, indique le chef de la police d'Alexandria, Michael Brown.

Le lobbyiste est Matt Mika, qui travaille pour l'entreprise Tyson Foods.

Plusieurs héros, raconte le représentant Roger Williams

Steve Scalise participait à un entraînement de baseball avec d'autres membres du Congrès à Alexandria, à quelques kilomètres de la capitale, en Virginie. Peu après 7 h, l'élu de la Louisiane a été touché à la hanche, selon un autre élu, le républicain Mo Brooks, qui était présent et qui lui a porté les premiers secours.

Le représentant républicain Roger Williams, qui était sur place, a commenté l'attaque de James T. Hodgkinson.

« J'étais près du troisième but, je frappais des balles au sol vers Trent Kelly. Tout ce que je sais, c'est que l'assaillant était à 20 mètres de moi. Par la suite, je me suis dirigé du côté du premier but pour frapper les balles au sol vers Steve Scalise. Quand j'ai frappé, j'ai entendu les premiers coups de feu. Je ne savais pas, c'était peut-être l'explosion du silencieux d'une voiture. Ensuite, j'ai entendu quelqu'un crier "il a un fusil, mettez-vous à l'abri". Je me suis alors lancé dans l'abri du premier but », a-t-il raconté lors d'une conférence de presse. Cette chute lui a valu une blessure à une cheville.

Le représentant Mike Bishop a raconté que M. Scalise se tenait près du deuxième coussin quand il a été atteint. Il a rampé vers le champ extérieur, en laissant une « traînée de sang » derrière lui.

Le sénateur Jeff Flake a dit que le tireur s'était embusqué près du troisième coussin, d'où il avait une vue d'ensemble du terrain. Il était apparemment muni d'une arme longue et de « beaucoup de balles ».

Des témoins font état d'une cinquantaine de coups de feu.

Une vingtaine de membres du Congrès étaient présents, en plus du personnel qui leur est attaché.

Questionné sur l'état de santé du représentant Steve Scalise, Roger Williams a affirmé qu'il ne lui avait pas parlé, mais que d'après tous les rapports dont il dispose, il est sorti de la salle d'opération, il va bien et il va recouvrir la santé.

Des motifs inconnus

Le tireur, James. T. Hodgkinson, 66 ans, est originaire de l’Illinois. Ses motifs ne sont pas encore connus. Toutes les hypothèses sont sur la table. L’enquête a été confiée au FBI.

James T. Hodgkinson était connu pour ses prises de position contre Donald Trump sur les réseaux sociaux et pour sa vive sympathie à l'égard du sénateur démocrate Bernie Sanders, en qui il voyait le seul homme politique qui comprenne la classe ouvrière, ont rapporté des médias et un responsable américain.

Il avait d'ailleurs proposé d'aider Bernie Sanders lors de la campagne présidentielle de 2016.

Hodgkinson était membre de plusieurs groupes anti-républicains sur Facebook, dont un intitulé « La route de l'enfer est pavée de républicains » ou « Donald Trump n'est pas mon président ».

L'assaillant avait un permis valide de port d'arme, qui avait été vérifié en mars par des policiers appelés pour des tirs entendus à son domicile. James T. Hodgkinson s'exercait au tir sur des arbres. Les policiers lui avaient conseillé d'être prudent.

Bernie Sanders condamne l’« acte abject » de l’un de ses partisans

Le sénateur Bernie Sanders, ancien candidat à la primaire démocrate, a dénoncé l'« acte abject » commis par un de ses partisans.

« Je viens d'apprendre que le tireur présumé [...] avait apparemment proposé ses services lors de ma campagne présidentielle. Je suis révolté par cet acte abject », a réagi le sénateur démocrate dans un communiqué.

Contrôle des armes à feu : statu quo chez les républicains

Malgré les fusillades à Alexandria et à San Francisco, il n'y a pas d'indices à l'effet que le président Donald Trump ou les membres républicains modifieront leur position à propos du contrôle des armes à feu.

Plusieurs représentants et sénateurs républicains qui ont assisté à un breffage à la suite des deux fusillades ont été interrogés par les journalistes sur cet enjeu.

« Tout le monde était concentré sur les faits et ce qui pourrait être fait pour rehausser la sécurité des législateurs », soutient la représentante républicaine Barbara Comstock.

Le représentant démocrate Tim Ryan, qui appuie le droit de porter une arme, a indiqué aux journalistes que « cela ne veut pas dire qu'il ne doive pas y avoir de vérifications universelles effectuées » afin de s'assurer de la santé mentale des acheteurs et du fait qu'ils ne sont pas sur une liste de surveillance terroriste.

Un représentant républicain de l'État de New York, Chris Collins, affirme qu'il commencera à porter une arme en public.

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Un enfant impressionne à la batterie dans le métro de New York





Rabais de la semaine