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En Allemagne, Marine Le Pen prédit un « réveil » en Europe

Marine Le Pen a appelé samedi les électeurs européens à se « réveiller » et à suivre l'exemple des Américains et des Britanniques lors des scrutins des prochains mois, à l'occasion d'un congrès réunissant à Coblence, en Allemagne, les représentants de partis d'extrême droite.

Devant plusieurs centaines de partisans de ces différentes formations, la candidate du Front national à l'élection présidentielle française d'avril-mai a une nouvelle fois déclaré que la victoire des partisans du Brexit au Royaume-Uni en juin dernier et l'élection de Donald Trump en novembre aux États-Unis allaient déclencher un « effet domino » en cette année ponctuée par des élections aux Pays-Bas, en France puis en Allemagne.

2016 a été l'année où le monde anglo-saxon s'est réveillé; 2017, j'en suis sûre, sera l'année du réveil des peuples de l'Europe continentale.

Marine Le Pen

La candidate frontiste, qui se situe en tête des sondages en vue du premier tour de la présidentielle française, a réaffirmé son intention d'organiser, si elle accède à l'Élysée, un référendum sur l'Europe, sur le modèle de la consultation britannique.

Elle compte lancer une telle consultation après avoir discuté avec l'UE pour que la France retrouve « la souveraineté territoriale, la souveraineté monétaire, la souveraineté économique et la souveraineté législative ».

« J'organiserai un référendum à l'issue de cette négociation. Soit l'Union européenne m'a rendu ce qui appartient au peuple français et nous pouvons rester dans cette nouvelle Europe [...], soit l'Union européenne continue sa fuite en avant et [...] alors je suggérerai aux Français de sortir », a-t-elle expliqué.

« Une nouvelle Europe »

Le rassemblement de Coblence, qui a pour slogan « Liberté pour l'Europe », réunissait les Allemands d'Alternative pour l'Allemagne (AfD), les Néerlandais du Parti pour la liberté (PVV), les Autrichiens du Parti de la liberté (FPÖ) et la Ligue du Nord italienne, partenaires au sein du groupe Europe des nations et des libertés au Parlement européen.

À l'approche d'échéances électorales majeures dans certains pays, ces formations populistes sont bien placées dans les sondages, attirant des électeurs déçus par les formations politiques conventionnelles sur fond de chômage, d'austérité, de crise migratoire et après les attentats qui ont frappé la France, la Belgique et l'Allemagne.

Aux Pays-Bas, le PVV de Geert Wilders est donné vainqueur des législatives de la mi-mars d'après certains sondages et, en Allemaggne, la formation anti-immigrés AfD, dirigée par Frauke Petry, est créditée de 12 % à 15 % des voix, un score qui lui permettrait de faire son entrée au Bundestag en septembre.

« Maintenant, il faut que nous passions à l'étape suivante, l'étape où nous ne nous contentons plus d'être une minorité au Parlement européen, l'étape où nous serons majoritaires dans les urnes à chaque élection », a également lancé Marine Le Pen.

Une droite unie

En s'affichant aux côtés de l'Allemande Frauke Petry, du Néerlandais Geert Wilders ou de l'Italien Matteo Salvini, la présidente du Front national espère effacer l'image d'isolement international de son parti.

La candidate frontiste se situe en tête des sondages en vue du premier tour de la présidentielle.

« Hier, une Amérique libre, aujourd'hui Coblence, et demain, une nouvelle Europe », a déclaré de son côté Geert Wilders à la tribune tandis que des contre-manifestants se rassemblaient à l'extérieur du bâtiment pour refuser le « retour du fascisme ».

Le social-démocrate Sigmar Gabriel, vice-chancelier et ministre de l'Économie allemand, a participé à un rassemblement de contre-manifestants à l'extérieur du bâtiment pour refuser le « retour du fascisme ».

Selon la police, cette manifestation pacifique a réuni environ 5000 personnes.

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