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En Corée du Nord, le nucléaire « assure la paix », dit Kim Jong-un

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un a salué la puissance de dissuasion que représente l'arsenal nucléaire de la République populaire démocratique de Corée, selon des propos diffusés par les médias d'État dimanche, quelques heures après une nouvelle mise en garde de Donald Trump.

Kim Jong-un s'exprimait samedi à l'occasion d'une réunion du comité central du Parti des travailleurs, au cours de laquelle il a abordé la « situation internationale complexe », poursuivent les médias nord-coréens.

Les armes nucléaires de la Corée du Nord, a-t-il dit, offrent une « puissante dissuasion protégeant solidement la paix et la sécurité dans la péninsule coréenne et dans l'Asie du Nord-Est » contre les « menaces nucléaires des impérialistes américains ».

Kim Jong-un a ajouté que cette situation démontrait la pertinence du « byungjin », la doctrine de développement parallèle des armes nucléaires et de l'économie qu'il a relancée après son accession au pouvoir.

Son discours a été relayé quelques heures après une énième menace de Donald Trump, qui a déclaré samedi qu'« une seule chose marchera » avec la Corée du Nord.

Lors d'une réunion avec des dirigeants militaires américains et leurs épouses, le chef de la Maison-Blanche avait évoqué cette semaine, sans plus de précision, « le calme avant la tempête ».

La Corée du Nord se préparerait à un nouvel essai de missile, selon le député russe Anton Morozov qui s'est rendu la semaine passée à Pyongyang.

À Washington, un responsable américain a fait état d'indications relatives à un possible tir de missile ce mardi, le 10 octobre étant l'anniversaire de la fondation du Parti des travailleurs de Corée.

La sœur de Kim Jong-un promue

Kim a par ailleurs procédé à des remaniements au sein de la haute structure hiérarchique du régime, nommant notamment sa sœur cadette, Kim Yo-jong, membre suppléante du Politburo.

Sa promotion, analyse Michael Madden, spécialiste de la Corée travaillant sur le site 38 North de l'Université Johns Hopkins, « montre que ses prérogatives et ses assignations sont bien plus importantes qu'on le pensait et constitue une consolidation supplémentaire du pouvoir de la famille Kim ».

En janvier, le département américain du Trésor a inscrit Kim Yo-jong sur une liste noire d'officiels nord-coréens accusés de « graves atteintes aux droits de l'homme ». La sœur cadette de Kim était alors, selon Washington, directrice adjointe du département de la propagande du Parti des travailleurs.

Les autres promotions annoncées dimanche concernent Kim Jong-sik et Ri Pyong-chol, qui coordonnent les programmes balistiques nord-coréens.

Le chef de la diplomatie nord-coréenne Ri Yong-ho, qui a porté la contradiction à Donald Trump le mois dernier à la tribune de l'Assemblée générale des Nations unies, a été promu au rang de membre de plein droit du Politburo.

« On peut désormais, sans risque de se tromper, considérer Ri comme l'un des principaux décideurs politiques de la Corée du Nord, estime Michael Madden. Ses interlocuteurs peuvent être assurés que les propositions qu'ils lui présenteront, quelles qu'elles soient, seront directement relayées au sommet. »

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