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Entente fragile en Europe sur la « relocalisation » de 120 000 demandeurs d’asile

Les ministres européens de l'Intérieur se sont séparés lundi sur une entente de principe fragile, loin de l'unanimité, sur la question de la répartition des réfugiés.

L'annonce ne donne pas plus détails sur les modalités de cette répartition par pays. Les ministres ont préféré se donner rendez-vous le 8 octobre pour en préciser les contours.
Plusieurs pays, notamment d'Europe centrale, se sont opposés au système de quotas contraignants pour l'accueil des réfugiés.

Cet accord de principe à minima, déjà perçu comme un échec, intervient quelques heures seulement après une première entente sur 32 000 réfugiés déjà présents sur le territoire européen. Jean Asselborn, a déclaré que les premiers migrants pourraient être relogés très bientôt.

L'entente est annoncée alors que la situation devient de plus en plus compliquée aux frontières.

Visiblement dépassée par le flux de réfugiés, la Hongrie a commencé à ériger des clôtures aux frontières. Elle a fermé, ce matin, l'un des principaux points de passage utilisés par les migrants pour passer de Serbie en territoire Hongrois.

Sur un ton menaçant, le premier ministre, Viktor Orban, a averti que de nombreuses demandes d'asile seraient rejetées avec l'entrée en vigueur ce lundi des nouvelles règles sur l'immigration, votées en urgence il y a 10  jours.

Dans une déclaration à la chaîne privée TV2, M. Orban a rappelé les dispositions de la nouvelle législation. Ceux dont la demande d'asile aura été acceptée seront transférés par autocar dans des centres d'accueil répartis sur le territoire. Ceux qui refuseront de coopérer seront retenus à la frontière. Quant à ceux qui rentreront illégalement, ils seront passibles de prison.

La situation n'est pas plus facile pour l'Allemagne et la Slovaquie, qui ont déjà resserré la sécurité aux frontières.

Les nouveaux contrôles douaniers allemands ont causé des bouchons de plus de 20 kilomètres sur certaines autoroutes autrichiennes.

Dans une lettre adressée aux membres de son parti social démocrate, le vice-chancelier allemand, Sigmar Gabriel, a fait part de ses craintes : « tout porte à croire que nous n'accueillerons pas 800 000 migrants comme prévu par le ministère de l'Intérieur, mais un million en Allemagne seulement. »

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