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Espoir ravivé pour un pasteur canadien emprisonné en Corée du Nord

Hyeon Soo Lim, ce pasteur canadien emprisonné en Corée du Nord depuis plus de 900 jours, a rencontré un représentant de l'ambassade suédoise à Pyongyang, selon une dépêche de l'agence de nouvelles nord-coréenne KCNA.

Hyeon Soo Lim « a discuté de sa santé et a demandé au chargé d’affaires de transmettre sa demande d’efforts proactifs au gouvernement canadien afin de régler son dossier », peut-on lire dans la dépêche.

Selon les informations du quotidien Toronto Star, le pasteur souffrirait de haute pression et aurait perdu de 25 à 35 kilos depuis le début de sa détention, le 31 janvier 2015.

La République populaire démocratique de Corée a permis à l’ambassade suédoise de tenir cette rencontre en accord avec la Convention de Genève, ajoute-t-on dans la dépêche. Le Canada n'a pas d'ambassade à Pyongyang; c'est la Suède qui se charge de ses affaires diplomatiques.

« N’importe quelle forme de contact est une bonne nouvelle », a déclaré au Toronto Star l’avocat Jack Kim, conseiller spécial pour HanVoice, une organisation de défense des droits humains basée au Canada, et qui soutient les réfugiés nord-coréens.

L’avocat, qui a déjà rencontré le pasteur, a par ailleurs souligné qu'aucun membre d’Affaires mondiales Canada n’était présent à la rencontre. Cela « tempère, jusqu’à un certain degré, mon enthousiasme », a-t-il ajouté.

Le régime nord-coréen a permis à des délégations canadiennes de rencontrer le pasteur à deux reprises seulement. La dernière rencontre remonte à décembre 2016.

Travaux forcés

Le pasteur Hyeon Soo Lim, qui dirige la congrégation de la Light Korean Presbyterian Church à Mississauga, en Ontario, a été porté disparu au moment où il menait une mission humanitaire dans le nord du pays. Il s’y était rendu si souvent depuis 1997 que la Corée du Nord lui avait même accordé un visa spécial pour lui permettre de franchir la frontière plus facilement.

Ce n’est que plusieurs semaines après sa disparition que les autorités nord-coréennes ont confirmé son arrestation.

Depuis, Hyeon Soo Lim est détenu dans un camp de travaux forcés. Lors d'un entretien exclusif avec un journaliste américain, il a affirmé qu'il creusait des trous 8 heures par jour, et ce, six jours par semaine.

Des peines très dures

C’est en décembre 2015 que l’homme de 62 ans a été officiellement condamné aux travaux forcés à vie par la Cour suprême de Corée du Nord. Accusé de subversion, le verdict était tombé au terme d’un procès de 90 minutes.

Auparavant, en juillet 2015, Hyeon Soo Lim était apparu lors d’une conférence de presse organisée par les autorités nord-coréennes et avait avoué avoir comploté contre le régime de Kim Jong-un. Or, d'autres étrangers détenus puis libérés par les autorités nord-coréennes ont dit avoir été forcés de faire ce genre de confession pendant leur détention.

En juin dernier, l’étudiant américain Otto Warmbier avait été libéré par la Corée du Nord tandis qu’il était tombé dans un coma provoqué par de graves lésions neurologiques. Il est décédé quelques jours après être rentré chez lui.

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