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Être migrant africain en Israël, entre la sécurité et la peur

Voici l'histoire de Noureldine, un Darfouri qui vit depuis 10 ans en Israël et qui va bientôt quitter ce pays pour le Canada.

Un texte de Manon Globensky 

Noureldine Musa Nasraeldine est Darfouri. Il a quitté le Soudan en 1999 pour trouver refuge en Libye. Neuf ans plus tard, il a pris la direction d’Israël, où il habite depuis.

Il a eu la vie dure, passant plus d’un an et demi dans un centre israélien de détention à ciel ouvert dans le désert du Néguev, presque à la frontière de l’Égypte. Le centre de Holot est aujourd’hui fermé.

Il a été incarcéré parce qu’il n’avait pas renouvelé son visa à temps. « La politique de l’État [israélien] était de rendre les Africains misérables pour qu’ils partent d’eux-mêmes », affirme Noureldine.

« Je me souviens d’Abdelazim, qui a été tué au Soudan du Sud. Il m’avait dit : “Je suis en train de mourir à petit feu ici, je pense que c’est mieux de retourner en Afrique, même si je risque d’y mourir plus vite.” »

« La peur et la sécurité, c’est la contradiction avec laquelle la majorité des Africains vivent chaque jour », ajoute-t-il.

Noureldine s’en est sorti. À Holot, où il était détenu, les prisonniers pouvaient sortir du centre le jour. Il s’est alors mis à la photographie, ce qui lui a valu l’exposition Waiting, à la galerie Parasite de Tel-Aviv.

S’installer en Saskatchewan

Et il s’est marié avec Gismai, une Darfourie qui habite Moose Jaw, en Saskatchewan, et qui a la citoyenneté canadienne.

Ils se sont rencontrés sur Skype, et le 28 juin prochain, Noureldine s’envolera vers le Canada pour y vivre avec sa femme et leur petite fille.

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