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Explosion à New York : toujours pas de réponses

Les autorités ignorent toujours les raisons pour lesquelles une bombe a explosé dans le quartier Chelsea, à Manhattan, samedi soir, et qui pourraient en être le ou les auteurs, a indiqué le maire de New York, Bill de Blasio. Et l'enquête risque de prendre du temps.

« On sait qu'il y a eu une bombe, ça, c'est clair. Mais il va falloir travailler encore beaucoup pour savoir quelle en était la motivation : s'agissait il d'une motivation personnelle, d'une motivation politique, on ne sait pas encore », a-t-il déclaré lors d'un point de presse à midi.

Le maire affirme que les autorités désirent être très minutieuses dans cette affaire, qu'il qualifie de « sérieux incident ».

Le chef de la police, James O'Neill, a souligné de son côté qu'« aucun individu ni groupe n'avait revendiqué » l'explosion pour l'instant.

Le maire de New York, ainsi que les autorités policières sollicitent l'aide de la population afin d'amasser le plus d'indices possible. Ils demandent à toute personne croyant détenir une information sur l'événement de contacter les services policiers.

Bill de Blasio a répété que l'explosion était intentionnelle et que les autorités feront tout pour en trouver l'auteur et le traduire en justice.

Toutes les avenues sont pour le moment explorées.

La cocotte-minute attachée par des câbles à un téléphone cellulaire retrouvée à quelques pâtés de maisons du lieu de l'explosion est actuellement analysée, et les vidéos de surveillance sont scrutés à la loupe.

Bien qu'ils n'aient aucune preuve pour le moment, les autorités n'écartent pas la possibilité que l'explosion de New York ait un lien avec celle d'une petite bombe survenue samedi matin dans une station balnéaire du New Jersey, qui n'a fait ni blessé ni dégât matériel.

Pas de lien avec le terrorisme international

Plus tôt, le gouverneur de New York, Andrew Cuomo, avait affirmé que rien ne permet de faire un lien entre l'explosion, qui a fait 29 blessés, et une organisation terroriste internationale.

« L'enquête en est toutefois à ses tout débuts », a précisé le gouverneur. 

Dès samedi soir, Bill de Blasio, évoquait aussi un « geste intentionnel » sans lien avec le terrorisme international.

Le président Barack Obama doit recevoir une mise à jour des informations concernant l'explosion new-yorkaise dès qu'elles seront disponibles.

Sécurité renforcée

L'explosion a eu lieu un jour avant l'ouverture de l'Assemblée générale des Nations unies à New York où 135 chefs d'État et de gouvernement sont attendus pour l'occasion. 

Le gouverneur Cuomo a également indiqué que, malgré l'absence de menace immédiate, 1000 policiers et gardes nationaux de plus seront déployés autour des terminaux d'autobus, des aéroports et des stations de métro de New York.

M. de Blasio les prévient qu'ils doivent s'attendre à voir beaucoup plus de présence policière dans les prochains jours et que l'enquête risque de causer quelques désagréments. Pour le moment, par exemple, le quartier entourant le lieu de l'explosion est toujours bouclé.

Ne pas être effrayés

L'explosion est survenue à 20 h 30 locales samedi dans la 23e rue, entre les 6e et 7e Avenues, dans le quartier huppé et très animé de Chelsea.

La détonation a soufflé les fenêtres des bâtiments à proximité et projeté des débris dans les alentours. Des vitres de voitures ont aussi été brisées.

Les pompiers ont indiqué que 24 personnes avaient été transportées à l'hôpital pour des blessures. Toutes ont maintenant obtenu leur congé. La plupart des blessés avaient reçu des éclats de verre ou des débris.

Le maire a tenu à féliciter les New-Yorkais, lesquels, dit-il, ne se sont pas laissés impressionner par l'incident criminel.

Par ailleurs, les candidats à l'élection présidentielle du 8 novembre ont tous deux réagi à l'attaque. « Je condamne fermement les attentats terroristes apparemment commis dans le Minnesota, le New Jersey et à New York », dit la démocrate Hillary Clinton dans un communiqué.

« Nous ferions mieux de devenir très durs, les gars », a quant à lui déclaré son adversaire républicain Donald Trump.

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