Les autorités d'urgence d'Hawaï ont rapidement démenti l'arrivée imminente d'un missile balistique sur l'île après l'envoi d'une alerte par erreur samedi.

Les résidents de l’archipel ont reçu un message les avertissant de l’arrivée imminente d’un missile balistique.

L’alerte pressait les gens de trouver refuge. « Menace de missile balistique se dirigeant vers Hawaï. Allez immédiatement aux abris. Ce n'est pas un exercice. »

La menace, rapidement démentie par les autorités, s'est répandue comme une traînée de poudre sur l'île et dans les médias sociaux.

La fausse alerte a provoqué la panique, notamment parmi les Canadiens à Hawaï et leurs proches au Canada.

La députée albertaine de la circonscription de Calgary-Mackay-Nose Hill, Karen McPherson, en vacances à Hawaï, a reconnu avoir eu très peur.

« Je ne crois pas avoir eu si peur de toute ma vie. C'était vraiment, vraiment terrifiant », a-t-elle dit.

Selon le porte-parole du centre de commandement militaire américain pour la zone pacifique, « le message envoyé plus tôt l'a été par erreur ».

« Le NORAD n'a rien vu qui indiquerait quelque menace que ce soit à Hawaï », a déclaré le porte-parole du Commandement de la défense aérospatiale de l'Amérique du Nord (NORAD), Michael Kucharek.

Sur Twitter, le gouverneur d’Hawaï, David Ige, a tenu à rassurer la population qu’il n’y avait pas de réel danger.

L’alerte a été envoyée par erreur lors d’un changement de quart de travail, a-t-il expliqué sur CNN. Quelqu’un a appuyé sur « le mauvais bouton », a-t-il ajouté.

L'administrateur de l’Agence de la gestion des urgences, Vern Miyagi, parle lui aussi d’une « erreur par inadvertance », ajoutant que cela n’aurait jamais dû arriver. Pour M. Miyagi, des procédures n’ont pas été respectées, c’était une erreur humaine, conclut-il. L'agence tente maintenant de déterminer comment elle a pu se produire.

Le sénateur d'Hawaï, Brian Schatz, qualifie la fausse alerte de totalement inexcusable.

Le président Donald Trump, qui est en Floride, a été informé de la fausse alerte, a indiqué la porte-parole de la Maison-Blanche, Lindsay Walters.

Cette fausse alerte intervient après deux ans de tensions et d’échanges belliqueux entre Les États-Unis et la Corée du Nord en raison de l'accélération du programme nucléaire de Pyongyang.

Après plusieurs lancements de missiles, la Corée du Nord a procédé en septembre, à un sixième test nucléaire, le plus puissant à ce jour. Pyongyang a affirmé être en mesure d'atteindre le territoire américain.

Plus d'articles

Vidéo du jour


Ce chien refuse qu'on le prenne en photo





Rabais de la semaine