À Bruxelles, un homme à l'origine d'une alerte de sécurité déclenchée mardi avant l'aube dans un important centre commercial du centre-ville a finalement avoué que toute l'affaire n'était qu'un canular, a révélé le parquet fédéral belge.

L'homme de 26 ans, identifié par les initiales J.B., avait contacté la police vers 5 h 30, heure locale, affirmant avoir été enlevé et déposé près du centre commercial City 2 « avec une ceinture d'explosifs qui devait être déclenchée à distance par une tierce personne ».

Le premier ministre belge Charles Michel avait modifié son programme du début de journée et convoqué une réunion de crise, tandis que des policiers et des démineurs avaient été envoyés sur place. Des accès à la station de métro voisine avaient aussi été fermés.

L'alerte avait été d'autant plus prise au sérieux que le centre commercial City 2 avait été identifié par des médias belges ces derniers jours comme une cible potentielle pour une attaque terroriste.

Interpellé sur place, l'homme a été entendu par les enquêteurs, qui se sont également rendus au domicile de sa mère, a expliqué le parquet dans un communiqué publié dans l'après-midi. Le quartier avait été bouclé.

Les démineurs dépêchés sur place ont découvert que la ceinture qu'il portait était factice et qu'elle « contenait du sel et des biscuits ».

« En ce qui concerne le véhicule qu'il a désigné comme ayant servi à son enlèvement, le suspect a reconnu avoir relevé au hasard » dans la rue une plaque d'immatriculation, a précisé le parquet. Le propriétaire de la voiture a été remis en liberté après avoir été entendu.

L'auteur des fausses déclarations fera maintenant l'objet d'une enquête d'un juge d'instruction, saisi par le parquet du chef de fausse information concernant le danger d'« un attentat ». Le parquet a en outre requis son placement en détention provisoire et une expertise psychiatrique.

Le juge d'instruction dispose de 24 heures pour prendre une décision à son sujet.

Selon le parquet, l'individu en cause était « connu de la justice pour divers faits, y compris certains liés à des problèmes psychiatriques ».

En Belgique, les autorités sont sur les dents depuis que des liens ont été établis entre des résidents de leur pays et les attentats qui ont causé la mort de 130 personnes à Paris, en novembre. La Belgique a elle-même été frappée par des attentats qui ont fait 32 morts le 22 mars dernier.

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