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France : Hollande votera Macron et fustige le « risque » Le Pen

Au lendemain du premier tour de l'élection présidentielle, François Hollande a invité lundi à choisir Emmanuel Macron au second tour, le 7 mai, en insistant à mots pesés sur le « risque » représenté selon lui par l'extrême droite.

Dans une courte allocution à l'Élysée, le chef de l'État a lancé une sévère mise en garde contre l'arrivée au pouvoir du Front national qui « diviserait profondément la France » et remettrait en cause sa place en Europe et dans le monde.

« Pour ma part, je voterai Emmanuel Macron », a dit le président, qui a salué « toutes les formations politiques » ayant appelé à voter pour le candidat d'En Marche!, arrivé en première position dimanche, devant Marine Le Pen.

« Un soutien républicain » salué sur Twitter par Emmanuel Macron. « Je remercie le président de la République pour son soutien républicain. Il s'agit le 7 mai prochain d'être fidèles aux valeurs de la France », a-t-il écrit, gardant visiblement ses distances avec cet appui de l'Élysée.

C'est la première fois que le président prend ainsi position pour son ancien protégé, qui a quitté l'an dernier son poste du ministre de l'Économie, peu après la création de son mouvement politique « ni de droite ni de gauche ».

Le Parti socialiste, mais aussi Les Républicains, dont le candidat François Fillon a été éliminé, ont appelé à voter Macron afin de faire barrage à l'extrême droite, qui accède pour la deuxième fois en 15 ans au second tour de la présidentielle en France.

Aux yeux du président socialiste, Marine Le Pen, qu'il n'a jamais nommée, « fait courir un risque à notre pays ».

« L'extrême droite diviserait profondément la France et stigmatiserait une partie de nos concitoyens au regard de leurs origines ou de leur religion. Elle mettrait en cause les libertés et les principes qui fondent la République », a fait valoir le chef de l'État.

« Il n'est pas possible de se taire »

« Voilà pourquoi, face à un tel risque, il n'est pas possible de se taire, pas davantage de se réfugier dans l'indifférence », a-t-il insisté.

Si la France était dirigée par le Front national, qui prône notamment la sortie de l'euro, le pouvoir d'achat des Français « serait directement amputé » et « des milliers d'emplois seraient supprimés », a notamment argumenté le président.

« Ce qui est en cause, c'est la conception que l'on a de la France, c'est l'unité de notre Nation, c'est son appartenance à l'Europe et c'est sa place dans le monde », a-t-il ajouté. « Tout ce à quoi j'ai scrupuleusement veillé depuis le début de mon mandat. »

François Hollande, qui quittera ses fonctions le 15 mai, a invité Emmanuel Macron et Marine Le Pen à participer à la cérémonie organisée mardi à la préfecture de Paris à la mémoire du policier tué la semaine dernière sur les Champs-Élysées.

S'il ne s'est pas engagé directement dans la campagne présidentielle, le président a distillé ces dernières semaines dans ses discours de multiples messages de mise en garde contre les dangers du nationalisme.

Après avoir appelé sans hésitation à voter pour Emmanuel Macron, notamment par la voix du premier ministre Bernard Cazeneuve, le Parti socialiste s'est mis lundi en ordre de marche en vue du second tour, qui sera suivi par des élections législatives les 11 et 18 juin.

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