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François Hollande rend hommage au policier tué sur les Champs-Élysées

Le président de la France, François Hollande, a présidé l'hommage national au policier tué jeudi dernier dans une attaque sur les Champs-Élysées. Il a salué son dévouement et celui des forces de l'ordre contre le terrorisme.

« Ce combat sera long, éprouvant, difficile, mais j’en suis sûr, victorieux. Il exige de l’unité et de la responsabilité », a dit le président de la France, lors d’un discours dans la cour de la préfecture de la police de Paris.

François Hollande a invité les deux candidats au second tour de la présidentielle française – Marine Le Pen et Emmanuel Macron – à la cérémonie qui a rendu hommage au policier Xavier Jugelé, décédé sous les balles de Karim Cheurfi, le 20 avril.

L’assassin, qui s’est réclamé du groupe armé État islamique, avait également blessé deux policiers et une touriste allemande avant d’être abattu sur la célèbre avenue parisienne.

Face au cercueil de Xavier Jugelé, le chef de l'État a fait l'éloge des collègues du policier : « Policiers, gendarmes, vous êtes les remparts de la démocratie. »

« De nouveau, la France a perdu l'un de ses fils parmi les plus braves », a ajouté M. Hollande, saluant la mémoire de l'homme mort à 37 ans par un « fanatique haineux qui voulait tuer des policiers et perpétrer un carnage ».

Le président a rappelé que le policier disparu s’était rendu deux fois en mission humanitaire en Grèce afin d’aider les migrants qui se déplaçaient en Europe. « Il voulait s’investir davantage en coopération internationale », a-t-il dit.

Le président, qui a fait de Xavier Jugelé un chevalier de la Légion d'honneur à titre posthume, a ajouté qu'il a été un « homme d’honneur, devenu policier par conviction ».

Des réactions opposées

Plusieurs candidats au premier tour de l'élection présidentielle, dont Marine Le Pen et Emmanuel Macron, avaient annulé leurs déplacements électoraux à la suite de l’assassinat de Xavier Jugelé.

Ils avaient alors réagi de manière opposée à l’événement tragique.

La chef du Front national avait fait de la fermeture des frontières son mot d’ordre. « Depuis 10 ans, tout a été fait pour que nous perdions la guerre qui nous est menée », a-t-elle dénoncé.

De son côté, M. Macron avait exhorté la population à ne pas céder à la peur, à la division et à l’intimidation. S’il est élu, le candidat centriste veut stimuler le renseignement afin de mieux lutter contre la radicalisation islamiste et embaucher 10 000 policiers et gendarmes.

Au premier tour de la présidentielle française, dimanche, Emmanuel Macron est arrivé en tête avec 24,01 % des suffrages, tandis que Marine Le Pen a recueilli 21,3 % des voix exprimées. Le second tour aura lieu le 7 mai.

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