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Fusillade de Fort Lauderdale : à l'heure du retour, des Franco-Ontariens témoignent

Des Franco-Ontariens qui ont été témoins de la fusillade à l'aéroport de Fort Lauderdale arrivent au compte-goutte au pays. L'attentat qui a fait cinq morts et six blessés a compliqué leur retour à la maison alors que de nombreux avions ont été cloués au sol.

Au lendemain de la fusillade à l'aéroport de Fort Lauderdale vendredi, la famille St-Pierre a pu rentrer chez elle à Mississauga.

Les parents et leurs deux fillettes ont pu trouver un vol au départ de Fort Myers, sur la côte ouest de la Floride, où ils ont dû se rendre par leurs propres moyens en louant une voiture.

À son arrivée à l'aéroport Pearson de Toronto, Nicolas St-Pierre raconte la scène de chaos à laquelle lui et sa famille ont assisté.

Des évènements surtout éprouvants pour ses deux filles.

Pour moi, ce qui était le plus dur, c'était vraiment de voir mes enfants complètement terrifiés. Mon épouse en train de les embrasser fort. Les enfants ne peuvent pas vraiment comprendre ce qui se passe. Ils pleurent, mais ne savent pas pourquoi.

Nicolas St-Pierre

Les Constantineau toujours en Floride

Si les St-Pierre ont pu rentrer au pays, la situation est tout autre pour Denis Constantineau et sa femme.

Les voyageurs de Sudbury sont coincés en Floride alors qu'ils n'ont pas pu trouver de vol avant dimanche soir.

Ils ont dû louer une chambre d'hôtel à Miramar en banlieue de Fort Lauderdale et ont tenté de récupérer leurs bagages samedi.

« On va chercher une voiture et un Walmart parce qu’on n’a rien et on va contribuer à l’économie locale », dit Denis Constantineau sur un ton léger.

Si l'adrénaline et l'anxiété ont pu retomber depuis la fusillade, il confie qu'il ne peut pas encore regarder les images à la télévision.

Le couple appréhende aussi le retour sur les lieux du drame avant de monter à bord de l'avion qui les ramènera au Canada.

Ça ne va pas être facile de convaincre mon épouse de rentrer dans le terminal. Elle était un peu bouleversée par les évènements. Déjà qu'elle n'aime pas prendre l'avion alors le retour à l'aéroport demain va être un peu difficile.

Denis Constantineau

Tant les St-Pierre que les Constantineau ont salué la réponse rapide des autorités américaines, mais ont critiqué le manque de soutien de la part des compagnies aériennes.

« Il n'y avait personne au comptoir. Ils étaient de l'autre côté du terminal. Et je leur ai dit en fin de soirée que s'ils avaient seulement un employé là pour nous dire " je n'ai pas de réponse pour vous, mais on est là avec vous ", ça aurait fait beaucoup en termes de relations publiques, mais ils ont vraiment abandonné les clients », déplore Denis Constantineau.

Avec des informations de Mathieu Simard

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