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Hausse du prix du carburant de 20 %, les Mexicains ne décolèrent pas

Le président mexicain tentait de calmer la colère de ses concitoyens mercredi alors que les manifestations et les barrages routiers se multiplient pour protester contre la hausse de 20 % du prix de l'essence.

Enrique Peña Nieto a déclaré qu’il tenterait d'aider les groupes durement frappés par cette hausse, comme les compagnies de camionnage, les taxis et les autobus.

Le gouvernement mexicain a entamé en 2017 des réformes énergétique et fiscale en cessant de contrôler les prix de l’essence et du diesel.

Depuis le 1er janvier, le prix de l'essence a augmenté de 20,1 % et celui du diesel de 16,5 %. Le prix plafond fixé par le gouvernement sera réajusté tous les jours à partir du 18 février.

La libéralisation des prix des carburants et l'entrée sur ce marché de firmes privées mettent fin au monopole qu'avait la compagnie nationale Pemex depuis 70 ans. Cette réforme devait se faire en 2018, mais le gouvernement mexicain a décidé de la mettre en place un an plus tôt que prévu.

Je comprends la colère et l’irritation ressenties par le public, c’est une action que personne ne voudrait prendre. Mais si cette décision n’avait pas été prise, les conséquences auraient été encore plus douloureuses.

Enrique Peña Nieto, président mexicain

Plus de 79 stations-service ont été pillées et 170 autres ont été fermées ou bloquées dans le centre du Mexique. Le gouvernement de l'État de Mexico rapporte également 46 arrestations à la suite du pillage d'un supermarché.

Pemex a indiqué que des barrages routiers à des terminaux de pétrole dans les États de Chihuahua, Morelos et Durango menacent sérieusement la distribution dans les stations-service de ces régions.

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