Retour

Hémorragie au Parti travailliste à la suite du Brexit

Le vote pour la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne continue d'ébranler la classe politique britannique. Les pertes sont particulièrement lourdes du côté du Parti travailliste, qui forme l'opposition officielle. En tout, 14 membres du cabinet fantôme - sur 30 - ne sont plus en fonction.

Parmi ces derniers, 13 ont démissionné et un a été limogé par le chef du parti, Jeremy Corbyn.

La porte-parole en matière de santé, Heidi Alexander, réclame un nouveau chef pour les travaillistes. « Je vous respecte comme personne [...] mais je pense que nous avons besoin de changer de chef si nous voulons pouvoir gouverner la prochaine fois », a-t-elle écrit dans une lettre adressée à son chef.

Pour elle, « ceux qui seront le plus touchés par le choc économique lié à la sortie de l'UE ont besoin d'une opposition forte, tout comme ceux qui craignent la montée de l'intolérance, de la haine et de la division ».

Une demande semblable a été formulée par Hilary Benn, porte-parole du parti en matière d'affaires étrangères. Le député avait questionné le leadership de Jeremy Corbyn avant d'être remercié par ce dernier, plus tôt dimanche.

Jeremy Corbyn, tout comme son rival démissionnaire David Cameron, militait pour le maintien du Royaume-Uni au sein de l'UE. Cependant, une faction de son parti lui reproche de ne pas s'être suffisamment investi dans la campagne référendaire.

En plus des critiques de Mme Alexander et de M. Benn, des députés travaillistes veulent maintenant déposer une motion de défiance contre leur chef, lundi. Ils lui reprochent de ne pas avoir réussi à convaincre l'électorat ouvrier du parti, dont plus d'un tiers a voté pour le Brexit jeudi, en dépit de la directive du parti.

Jeremy Corbyn a rejeté les critiques en déclarant qu'il « était désolé qu'il y ait eu des départs dans son cabinet fantôme », mais qu'il n'avait pas l'intention de « trahir ceux qui avaient voté pour lui » en quittant prématurément ses fonctions.

« Ceux qui veulent voir du changement à la tête du Parti travailliste devront se soumettre à un processus démocratique, dans lequel je serai également candidat », a-t-il ajouté.

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Un avion s'écrase dans un arbre





Rabais de la semaine