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Heurts à Paris lors d'un rassemblement contre la brutalité policière

Plusieurs incidents ont émaillé une manifestation spontanée contre la brutalité policière et en lien avec l'affaire Théo, mercredi soir, à l'intersection des boulevards Barbès et de Rochechouart, dans le XVIIIe arrondissement de Paris. D'autres rassemblements ont aussi eu lieu à Rouen, à Lille, à Rennes et à Toulouse.

Des centaines de personnes ont participé au ralliement dans la capitale française, dont la tenue n'avait pas été communiquée aux autorités.

Il faisait suite au viol allégué de Théo, un jeune Noir de 22 ans, à Aulnay-sous-Bois, le 2 février, lors d'un contrôle policier. Celui-ci dit avoir été sodomisé avec une matraque par un des agents qui l'ont maîtrisé. Théo avait résisté à son arrestation, d'après les policiers. Une fois menotté, le jeune homme a été emmené dans un commissariat puis à l'hôpital, car il saignait. Un médecin a ensuite constaté une « déchirure de l’anus sur 10 centimètres ».

L’affaire avait déjà provoqué plusieurs affrontements violents dans les banlieues de Paris.

Mercredi soir, des manifestants, parmi lesquels des militants anarchistes, ont déclenché quelques bombes fumigènes et brûlé des détritus, d’après des sources policières. Certains étaient cagoulés ou masqués. Les policiers ont reçu divers projectiles.

La police est raciste! Tout le monde déteste la police!

Des manifestants

Les policiers ont répliqué en chargeant les manifestants et en lançant du gaz lacrymogène.

Ils avaient précédemment fermé le secteur à la circulation, et interdit au public l’accès à la station de métro Barbès-Rochechouard.

Les policiers ont refoulé à plusieurs reprises des groupes de protestataires qui souhaitaient partir du carrefour Barbès pour aller marcher en cortège dans les rues de Paris. Là aussi, ils ont utilisé du gaz lacrymogène.

Nouvelle enquête

Les autorités françaises ont par ailleurs ouvert mardi une enquête sur une nouvelle affaire de brutalité policière visant plusieurs agents, dont un déjà accusé de viol dans l’affaire Théo.

Le bureau du procureur de Bobigny a annoncé la tenue d'une enquête préliminaire sur de nouvelles accusations provenant d'un jeune Noir.

Ce dernier a raconté au magazine L'Obs et à la chaîne de télévision BFMTV que des policiers l'avaient appréhendé le 26 janvier en l’accusant de vendre de la drogue. Ils l'auraient tabassé, lui auraient craché dessus, et lui auraient lancé des insultes racistes.

La semaine dernière, Théo et sa famille avaient lancé un appel au calme.

« S'il vous plaît, les gars [...] stop à la guerre. Soyez unis et ayez confiance en la justice. Justice sera faite », avait imploré le jeune homme depuis son lit d’hôpital, le président François Hollande à son chevet.

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