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Human Rights Watch dénonce huit attaques chimiques à Alep

Human Rights Watch (HRW) a accusé lundi le gouvernement syrien d'avoir lancé au moins huit attaques chimiques au gaz chloreux contre des quartiers résidentiels de l'est de la ville d'Alep, dans les derniers mois des combats pour le contrôle de la ville.

Le groupe new-yorkais de défense des droits de la personne écrit dans un rapport dévoilé lundi que des rencontres avec des témoins et des images vidéo lui permettent de conclure que les attaques perpétrées par des hélicoptères du régime ont tué au moins neuf civils, dont quatre enfants, et fait quelque 200 blessés.

Les attaques se sont produites dans des secteurs que les forces gouvernementales se préparaient à attaquer, selon HRW.

Une dirigeante de l'organisation, Ole Solvang, a dit que les attaques chimiques s'inscrivaient dans le cadre de la stratégie militaire élaborée pour reprendre Alep, et qu'elles n'ont pas été lancées au hasard par quelques indisciplinés.

Le gouvernement syrien a précédemment nié toute attaque chimique.

HRW affirme que les attaques ont été perpétrées entre le 17 novembre et le 13 décembre, deux jours avant que les forces du régime de Bachar Al-Assad ne reprennent finalement le contrôle de la portion orientale d'Alep.

Human Rights Watch dit avoir vu des photos ou des vidéos mises en ligne après cinq de ces attaques. Toutes les images montrent le même type de cartouche de gaz, et sur l'une d'elles on peut voir une étiquette qui prévient que le cylindre contient du gaz.

HRW ajoute que des groupes associés à l'opposition, des secouristes, des militants et des journalistes font état d'attaques chimiques par le régime ailleurs au pays pendant la même période.

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