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« Il tirait sur tous ceux qui gisaient au sol » : le récit d'un survivant de la tuerie d'Orlando

Touché à la jambe, incapable de se relever et de fuir, Angel Colon se souvient d'avoir vu le tireur s'approcher de lui en achevant un à un ceux qui gisaient au sol de la discothèque Pulse. Son tour venu, le jeune homme a été touché à la main et à la hanche, mais a continué de feindre d'être mort, jusqu'à ce qu'un policier le traîne à l'extérieur, sur le verre brisé.

« Je l'ai vu tirer sur la fille à côté de moi, et je gisais là, en me disant : "Je suis le prochain, je suis mort" », a raconté M. Colon mardi, durant une conférence de presse des autorités de santé d'Orlando.

Dans leur plus récent bilan, les autorités ont indiqué que, des 44 patients admis tôt dimanche, 27 étaient encore hospitalisés, et que six d'entre eux étaient dans un état critique.

49 personnes ont perdu la vie, en plus du tireur, abattu par la police.

Un précédent bilan faisait état de 53 blessés. Les médecins disent que des personnes blessées dimanche ont d'abord fui, puis se sont rendues dans des hôpitaux affiliés, dont deux lundi et une autre mardi matin.

Angel est l'un de ceux emmenés dans un flot ininterrompu de blessés par balle au service des urgences de l'Orlando Regional Medical Center (ORMC). Médecins et infirmières témoignent d'une salle urgence qui s'est rapidement remplie de gens atteints de projectiles de petits et gros calibres, aux extrémités, à la poitrine et au pelvis, comme si on leur avait tiré dessus d'en haut.

« J'ignore comment, mais par la grâce de Dieu, il tire en direction de ma tête, mais m'atteint à la main. Puis, il tire encore, et m'atteint à la hanche. Je n'ai eu aucune réaction, j'étais prêt à rester coucher, afin qu'il ne sache pas que j'étais en vie », a raconté M. Colon.

Devant le nombre de blessés et la gravité de leurs lésions, les responsables ont appelé en renfort de nombreux chirurgiens et même des médecins résidents, souligne celui qui a été appelé le premier comme chirurgien traumatologique cette nuit-là, Chadwick Smith.

« En arrivant sur place, comme le Dr Smith l'a décrit, la salle de traumatologie avait l'air d'une scène de guerre; elle était remplie, avec des patients dans tous les coins », renchérit Joseph Ibrahim, le directeur du département de traumatologie.

Selon le Dr Ibrahim, on pouvait déceler la proximité avec laquelle le tireur avait abattu certaines victimes, en raison de la profondeur et de l'étendue de leurs lésions internes.

Pour Angel, le tireur était sans cœur et impitoyable.

Tuerie à Orlando

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