Le 31 août 1997, la voiture à bord de laquelle se trouvent Lady Diana et son ami Dodi Al-Fayed tente d'échapper à des paparazzi. Le véhicule percute violemment un pilier du pont de l'Alma, à Paris, causant la mort de l'une des femmes les plus célèbres du 20e siècle. Cet accident laisse le peuple britannique et le monde entier en état de choc. Retour sur la fin tragique de celle que l'on surnommait la « princesse des cœurs ».

Le Téléjournal du 31 août 1997 consacre une grande partie de ses reportages aux événements. Le journaliste Maxence Bilodeau recueille les témoignages de personnalités politiques et de citoyens qui peinent à croire la nouvelle. Le premier ministre Jean Chrétien ainsi que Brian et Mila Mulroney expriment leur chagrin. Les Canadiens regrettent que le monde perde une jeune femme de 36 ans si altruiste et chaleureuse.

La princesse de Galles est venue au Canada à trois reprises : en 1983, en 1986 et en 1991. La journaliste Julie Miville-Dechene raconte la dernière visite du couple princier dans un reportage diffusé au Téléjournal du 29 octobre 1991. À Ottawa, des admirateurs acclament Diana lors de son arrivée au gala organisé en son honneur. « Fidèle à sa nouvelle image de femme sérieuse et compatissante », elle profite de son séjour pour se rendre auprès de malades à l’Institut de cardiologie.

Depuis la fin des années 1980, la princesse s’est fait connaître pour son engagement humanitaire et s’implique dans diverses œuvres caritatives. Au-delà de son action, sa vie est de plus en plus épiée par la presse à sensation, avide d’images insolites vendues à prix d’or. Bien que Diana ait toujours suscité l’intérêt du public et des médias, cette attirance s’accroît avec son divorce avec le prince Charles. À son décès, les paparazzi impliqués dans la course-poursuite mortelle sont montrés du doigt.

À l’émission Le Point du 3 septembre 1997, Jean-François Lépine effectue une entrevue avec Laurent Sola, directeur de l’agence LS Presse diffusion. Le photographe admet avoir eu en sa possession des clichés de la princesse blessée sur les lieux de l’accident. Après avoir mis en vente ces photographies, il a choisi de les retirer du marché en apprenant le décès de Diana. Il a ensuite remis les négatifs à la brigade criminelle.

 Le rôle et la responsabilité des photographes dans cette tragédie ont fait couler beaucoup d’encre. 20 ans après la disparition de la princesse, les théories du complot ont toujours la cote, surtout en Angleterre. Le livre Qui a tué Lady Di?, paru cette année en France, s’intéresse aux zones grises entourant la mort de celle qui avait séduit le peuple britannique.

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Une caméra de sécurité montre quelque chose d'extraordinaire





Rabais de la semaine