Retour

Ingérence russe : le gendre de Donald Trump répète qu'il n'a rien à se reprocher

Après avoir comparu à huis clos devant la commission du Sénat américain, le gendre et proche conseiller du président Donald Trump, Jared Kushner, a réitéré lundi qu'il n'avait rien fait d'inapproprié lors de ses échanges avec des responsables russes durant la campagne électorale.

« Tous mes actes ont été appropriés, dans le cadre normal d'une campagne sans équivalent, a-t-il déclaré devant la Maison-Blanche. Je n'ai pas défendu de fonds russes pour mes entreprises. »

Dans un communiqué publié quelques heures avant son audition, Jared Kushner avait admis avoir rencontré des responsables russes à quatre reprises pendant la campagne électorale.

Il décrit toutefois ces contacts comme faisant partie de ses « tâches normales », puisqu'il s'occupait des relations avec les gouvernements étrangers au sein de l'équipe de campagne de M. Trump

Le mari d’Ivanka Trump doit aussi témoigner mardi devant la commission de la Chambre des représentants, selon son avocat.

Jared Kushner devient ainsi le premier membre de la garde rapprochée du président américain à répondre aux questions des élus qui s’intéressent à la possible ingérence russe dans la campagne de 2016.

Il doit notamment être interrogé sur ses contacts avec l’homme d’affaires Sergueï Gorkov, l’ambassadeur russe Sergueï Kislyak, ainsi que l’avocate Natalia Veselnitskaya, qu'il a rencontrée avec le fils aîné de Donald Trump et son ex-directeur de campagne, Paul Manafort.

« Nous voulons savoir si ces rencontres ont eu lieu, et s'il y en a eu d'autres », a déclaré dimanche Adam Schiff, démocrate, à la commission de la Chambre.

Anthony Scaramucci, le nouveau directeur des communications de la Maison-Blanche, a toutefois exprimé le souhait que ce soit « la dernière fois [que Jared Kushner] soit obligé de parler de la Russie ».

Une « perte de temps »Jared Kushner et Donald Trump fils s’entendent pour dire que la rencontre du 9 juin 2016 avec Mme Veselnitskaya, à cinq mois de l’élection présidentielle, n’avait, selon eux, rien de compromettant.Dans sa déclaration, M. Kushner affirme avoir participé à la rencontre à la demande de son beau-frère, mais la qualifie de « perte de temps ».« J’ai même envoyé un courriel à un assistant depuis le lieu de cette réunion, une dizaine de minutes après mon arrivée, et je lui ai écrit : "Peux-tu [s’il te plaît] m'appeler sur mon portable? Besoin d'un prétexte pour quitter cette réunion" », écrit-il dans son communiqué.

Du reste, le gendre du président américain minimise l’importance accordée aux rencontres avec des responsables russes, qu’il résume à des « poignées de mains » et à des « échanges de propos aimables ».Seul bémol, M. Kushner peine à se souvenir de contacts téléphoniques avec Sergueï Kislyak entre avril et novembre dont Reuters a fait état. Après n’avoir trouvé aucune trace de ces discussions, il dit « douter fortement » qu’elles aient eu lieu.

La seule rencontre avec l’ambassadeur russe remonte au 1er décembre, après l’élection de son beau-père, soutient-il.

Le Washington Post affirmait en mai dernier que Jared Kushner avait proposé de se servir de l'ambassade russe à Washington pour établir un canal de communication secrète entre l'équipe de Donald Trump et le Kremlin.

Audition devant le Sénat

Donald Trump fils et Paul Manafort sont quant à eux en négociation avec la commission de la Justice du Sénat afin de pouvoir donner leurs versions des faits à huis clos plutôt qu’en public. En retour de quoi, ils promettent de « fournir des documents » au sujet de leurs contacts avec des responsables russes.

Les deux hommes devaient témoigner lors de l’audition du Sénat qui aura lieu mercredi, mais leur « volonté de coopérer » les dispense désormais d’y participer, a indiqué la sénatrice Dianne Feinstein.

La commission a fait savoir qu’elle se réservait toutefois le droit de les contraindre à témoigner lors d’une éventuelle audition publique, advenant d'importants développements.

Outre les commissions du Congrès, l'ingérence russe dans la campagne présidentielle de 2016 fait l’objet d’une enquête de la police fédérale.

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Un avion s'écrase dans un arbre





Rabais de la semaine