Retour

Intentions de vote en France : 4 points séparent les 4 favoris à 4 jours du scrutin

À quatre jours du premier tour de l'élection présidentielle, les quatre favoris pour la qualification au second tour restent trop proches dans les intentions de vote pour permettre aux sondeurs de prédire quel sera le duo gagnant dimanche soir.

Trois sondages publiés mercredi donnent en effet Emmanuel Macron (En Marche!) et Marine Le Pen (Front national) en tête, avec quelques points d'avance seulement sur un tandem constitué de François Fillon, candidat de la droite et du centre, et de Jean-Luc Mélenchon, celui de La France insoumise.

Mais les dynamiques sont différentes selon les enquêtes.

Dans le sondage Ipsos Sopra-Steria pour le Cevipof et Le Monde, Emmanuel Macron (23 %) et Marine Le Pen (22,5 %) cèdent respectivement 2 et 2,5 points depuis la dernière enquête publiée début avril tandis que François Fillon (19,5 %) et Jean-Luc Mélenchon (19 %) gagnent eux deux et quatre points sur la même période.

En revanche, les écarts se creusent légèrement, selon un sondage BVA-Salesforce pour la presse régionale et Orange.

Emmanuel Macron et Marine Le Pen restent au coude à coude et sont respectivement crédités de 24 % et 23 % des intentions de vote. Ils voient tous les deux leur score progresser d'un point par rapport à la précédente édition de cette enquête, publiée vendredi dernier, tandis que François Fillon et Jean-Luc Mélenchon, à égalité avec 19 %, perdent chacun un point.

Le candidat du mouvement En Marche! « semble profiter de la tentation du vote utile », observe BVA en précisant que son socle électoral se solidifie : 74 % de ses électeurs potentiels se disant sûrs de leur choix, contre 67 % la semaine dernière.

La présidente du Front national, dont le score s'érodait régulièrement depuis la mi-mars, regagne un point et voit sa base se remobiliser. Au total, 89 % des sympathisants FN se déclarent certains d'aller voter, soit une hausse de neuf points par rapport à la semaine dernière.

Dernières forces dans la bataille

Sur le terrain, les candidats jettent leurs dernières forces dans la bataille, comme Marine Le Pen, qui devait tenir son dernier grand meeting à Marseille, où deux personnes ont été interpellées mardi pour un projet d'attentat contre la campagne.

« J'ai de toute façon toujours vécu avec cette épée de Damoclès au-dessus de la tête. J'ai déjà vécu un attentat lorsque j'avais huit ans. Notre immeuble a entièrement été détruit par une explosion », a dit la présidente du Front national dans un entretien paru mercredi dans La Provence.

La dirigeante d'extrême droite, qui droitise son discours depuis quelques jours, estime que la France mène la guerre contre le groupe armé État islamique « avec des bouquets de fleurs » et chevauche son thème préféré, l'immigration.

François Fillon, qui a été mis en examen dans l'affaire des emplois présumés fictifs de son épouse et de deux de ses enfants, a quant à lui annoncé son intention de réformer la protection du secret de l'instruction s'il est élu président de la République.

Quelques jours avant le premier tour, il s'est affiché au côté de son ancien rival à la primaire de la droite et du centre, Alain Juppé, pour tenter de mobiliser les électeurs du centre droit dont il aura besoin pour refaire son retard, après avoir obtenu mardi le soutien de Nicolas Sarkozy.

Quant au candidat socialiste Benoît Hamon, dont la situation paraît désespérée dans les sondages, il a tenu un dernier grand meeting place de la République à Paris, mais ses camarades semblent déjà se préparer à l'après-présidentielle.

Le premier ministre Bernard Cazeneuve a fait part de sa « disponibilité » à prendre une « part active » dans la campagne pour les élections législatives des 11 et 18 juin, où le Parti socialiste tentera de préserver ses chances.

« L'avenir, c'est le rassemblement de la gauche, en tout cas pour ceux qui se revendiquent de gauche, avec une partie de La France insoumise, avec les communistes, avec les écologistes, avec toutes celles et ceux, évidemment des socialistes, qui veulent construire cela », a dit Benoît Hamon sur CNews.

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Un avion s'écrase dans un arbre





Rabais de la semaine