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Israël approuve la construction de 560 logements à Jérusalem-Est

Deux jours après l'investiture de Donald Trump à la présidence des États-Unis, Israël a approuvé dimanche les permis de construire de plus de 560 logements dans trois implantations juives de Jérusalem-Est.

Benyamin Nétanyahou, qui s'est entretenu dans la journée au téléphone avec Donald Trump, s'attend à ce que le nouveau président américain soit beaucoup plus conciliant que son prédécesseur Barack Obama à l'égard de la politique de colonisation en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, capturés par Israël lors de la guerre israélo-arabe de 1967.

Selon Donald Trump, l'entretien téléphonique avec le premier ministre israélien « s'est très bien passé ». Les deux hommes ont évoqué l'accord conclu avec l'Iran sur son programme nucléaire, le processus de paix avec les Palestiniens et d'autres sujets, selon un communiqué.

Le président américain a invité le premier ministre israélien à se rendre à Washington en février, ont annoncé dimanche les services du chef de l'exécutif israélien. La date de la rencontre sera fixée dans les jours à venir.

« De nombreux dossiers nous attendent, la question israélo-palestinienne, la situation en Syrie, la menace iranienne », a commenté le chef du gouvernement israélien avant le conseil des ministres.

La municipalité de Jérusalem a approuvé dans le même temps la construction de plus de 560 unités de logement dans les implantations urbaines de Pisgat Zeev, Ramat Shlomo et Ramot.

Ces quartiers ont été annexés à Jérusalem, une annexion non reconnue par la communauté internationale.

La transition américaine surveillée de près

Le gouvernement israélien a toutefois voté en faveur d'un report de l'annexion de l'implantation de Maale Adumim où vivent 40 000 Israéliens. Dans un communiqué, il explique que le projet d'annexion serait gelé dans l'attente d'une rencontre entre Donald Trump et Benyamin Nétanyahou.

L'examen du projet, qui figurait à l'ordre du jour de la mairie le mois dernier, avait été repoussé à la demande de Nétanyahou, soucieux de ne pas s'attirer de nouvelles critiques de Washington.

« On m'a dit d'attendre que Trump prenne ses fonctions parce qu'il n'a aucun problème avec les constructions à Jérusalem », a confirmé le président de la commission de planification et de construction de la municipalité, Meir Turgeman, sur les ondes de la radio publique.

Les Palestiniens « condamnent fermement » la décision israélienne, a déclaré le porte-parole du président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, Nabil Abou Rdainah.

Dans les dernières semaines de son mandat, Barack Obama a provoqué la colère du gouvernement israélien en n'opposant pas son veto à une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies réclamant l'arrêt de la colonisation israélienne des territoires palestiniens.

Désignée par Donald Trump pour devenir la nouvelle représentante permanente des États-Unis auprès de l'ONU, Nikki Haley a dénoncé, comme l'homme d'affaires, l'attitude des Nations unies vis-à-vis d'Israël lors de son audience de confirmation la semaine dernière.

Donald Trump a également promis de transférer l'ambassade des États-Unis en Israël de Tel-Aviv à Jérusalem, une initiative qui nuirait à la paix selon Mahmoud Abbas. Selon la Maison-Blanche, les discussions sur ce sujet n'en sont qu'à leurs débuts.

Un transfert de l'ambassade des États-Unis à Jérusalem marquerait, s'il est mené à bien, une rupture dans la diplomatie proche-orientale américaine, les administrations successives ayant estimé qu'il importait de mener des négociations sur le statut de Jérusalem, qu'Israël et les Palestiniens revendiquent comme capitale.

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