Israël est prêt à « liquider » le président syrien Bachar Al-Assad s'il permet à l'Iran d'utiliser son territoire pour attaquer l'État hébreu, affirme un membre du cabinet de sécurité du gouvernement Nétanyahou.

« Israël n'a pas été impliqué dans la guerre civile [syrienne] jusqu'à présent », a déclaré, le ministre de l'Énergie Yuval Steinitz, au site d'information israélien Ynet, avant de laisser entendre que la situation pourrait changer.

« Si le président syrien Bachar Al-Assad continue d'autoriser l'Iran à opérer en territoire syrien, Israël le liquidera et renversera son régime », a ajouté ce membre du Likoud, le parti de droite dirigé par premier ministre Benyamin Nétanyahou.

S’il est vrai qu’Israël n’est pas intervenu directement dans le conflit syrien, l’aviation militaire israélienne ne s’est pas privée d’attaquer des installations militaires abritant des forces iraniennes au cours des derniers mois. Selon un décompte récent d'Associated Press, Israël a mené une centaine de frappes en Syrie depuis le début de la guerre civile.

L’État hébreu, toujours techniquement en guerre avec la Syrie, a notamment frappé la base aérienne T-4 en février, après avoir affirmé qu’il avait abattu un drone iranien dans son espace aérien. Israël a aussi été accusé d'avoir attaqué la même cible deux mois plus tard.

Le Hezbollah est le Liban, selon un autre ministre

Un collègue du ministre Steinitz au sein du cabinet a pour sa part lancé une mise en garde au Liban, où le Hezbollah, allié du président Assad, est en voie de remporter plus de la moitié des sièges au Parlement libanais, selon des résultats préliminaires des législatives qui ont eu lieu dimanche.

« Hezbollah = Liban », a écrit sur Twitter Naftali Bennett, ministre de l'Éducation et président du parti d'ultra-droite Le Foyer juif.

Selon un calcul de l’agence Reuters, le Hezbollah et ses alliés – le parti Amal (chiite) et le Courant patriotique libre (chrétien) - ont obtenu au moins 67 des 128 sièges au Parlement.

Parmi les candidats élus soutenus par le Hezbollah figurent Jamil Al-Sayyed, un général chiite à la retraite et ancien chef des services secrets libanais et un ami du président syrien Assad.

Jamil Al-Sayyed était l'un des hommes les plus puissants du Liban au cours des 15 années de domination syrienne qui ont suivi la guerre civile (1975-1990).

Au moins cinq autres personnalités qui ont exercé des fonctions au cours de cette période retournent au Parlement pour la première fois depuis que les forces syriennes se sont retirées du Liban après l'assassinat en 2005 de Rafic Hariri, père de l’actuel premier ministre du pays, Saad Hariri.

À une semaine de l'ouverture de l'ambassade américaine à Jérusalem

Outre ses conflits larvés avec ses voisins à sa frontière nord, Israël est aux prises depuis plusieurs semaines avec des manifestations hebdomadaires de Palestiniens le long de la barrière de sécurité le séparant de la bande de Gaza.

Ce mouvement revendique le droit des Palestiniens à retourner sur les terres dont ils ont été chassés ou qu'ils ont fuies à la création d'Israël en 1948.

Il dénonce aussi le sévère blocus qu'Israël impose depuis plus de dix ans à l'enclave palestinienne, dirigée par le mouvement islamiste Hamas, auquel l'État hébreu a livré trois guerres depuis 2008.

Plus de 50 Palestiniens ont été tués et des milliers d’autres, blessés depuis que ce mouvement s’est mis en branle à la fin mars. L’armée israélienne tire à balles réelles sur des manifestants qui tentent, selon elle, de franchir la barrière de sécurité.

Ces développements surviennent à une semaine de l’ouverture officielle de la nouvelle ambassade des États-Unis en Israël à Jérusalem.

Cette décision a été vertement dénoncée dans tout le Moyen-Orient, et le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, rejette depuis toute médiation américaine dans le conflit.

Aucune autre grande puissance n’a d'ailleurs suivi les États-Unis, afin de ne pas jeter de l’huile sur le feu dans le conflit. Les Palestiniens veulent faire de Jérusalem-Est la capitale de leur futur État.

Lundi, au moins trois panneaux sur lesquels on peut lire « Ambassade des États-Unis » ont fait leur apparition dans la partie sud de la ville, près du bâtiment qui accueille en ce moment le consulat américain.

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