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Jared Kushner se rend en Israël pour relancer des discussions de paix

Jared Kushner, le gendre du président américain Donald Trump – qui est aussi son conseiller principal pour le Moyen-Orient – a effectué sa première visite dans la région, mercredi, pour rencontrer individuellement les leaders israéliens et palestiniens et tenter de mettre la table pour une éventuelle relance des pourparlers de paix.

Aucune information n'a été donnée, dans l'immédiat, sur le contenu des rencontres.

L'administration de Donald Trump fait face aux mêmes obstacles que celles qui se sont heurtées à un échec par le passé, tant démocrates que républicaines : de profonds désaccords autour de questions centrales telles que celles des frontières, des demandes divergentes concernant Jérusalem et le sort réservé à des millions de réfugiés palestiniens et à leurs descendants.

Quoi qu'il en soit, M. Kushner pourrait être en mesure de faire certaines avancées. M. Trump a de son côté semblé avoir pu forger une bonne relation de travail tant du côté des Palestiniens que des Israéliens au cours de sa visite du mois dernier.

La nouvelle atmosphère de bonne volonté et les craintes de provoquer le président américain imprévisible pourraient conférer à M. Trump un certain levier lui permettant d'arracher certaines concessions à chacune des parties.

M. Kushner, dont la famille entretient une relation de longue date avec le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou, a rencontré celui-ci à Jérusalem pendant environ trois heures et demie. Il s'est ensuite rendu en direction de la ville de Ramallah, en Cisjordanie, pour y rencontrer le leader palestinien Mahmoud Abbas.

Dans une vidéo transmise par le bureau de M. Nétanyahou, on peut voir Jared Kushner en compagnie de l'ambassadeur américain en Israël David Friedman et du représentant américain au Moyen-Orient Jason Greenblatt alors qu'ils arrivaient aux bureaux de M. Nétanyahou.

L'enregistrement montre notamment M. Nétanyahou faire une accolade à M. Kushner en disant qu'il s'agit là « d'une occasion de tenter d'atteindre notre objectif commun de sécurité, de prospérité et de paix ».

Les journalistes sur place n'ont pas eu l'autorisation de couvrir les rencontres et n'ont pas pu poser de questions à M. Kushner.

M. Trump a confié à son gendre la tâche ambitieuse de préparer la table pour ce qu'il appelle « l'entente ultime ». De profondes divisions entre les deux parties nuisent toutefois aux chances d'en arriver à une avancée significative.

Des territoires hautement disputés

Ce mois-ci marque le 50e anniversaire de la guerre des Six Jours de 1967, qui a mené à la prise, par Israël, de la Cisjordanie, de Jérusalem-Est et de la bande de Gaza. Les Palestiniens revendiquent ces territoires pour leur futur État indépendant.

Les États-Unis espèrent pouvoir faire pression tant sur les Israéliens et que sur les Palestiniens afin que ceux-ci fassent des gestes de bonne volonté, lesquels pourraient contribuer à améliorer le climat d'éventuelles négociations.

Un responsable palestinien de haut rang a toutefois soutenu que la rencontre préparatoire avec M. Grenblatt, mardi, ne s'était pas bien déroulée. Il a fait valoir que les Américains « achètent » les plaintes formulées par M. Nétanyahou au sujet des Palestiniens.

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