Il a baptisé son mouvement : France insoumise. Jean-Luc Mélenchon se présente à l'élection présidentielle comme le candidat du peuple, des travailleurs, des déshérités.

« Jamais dans un pays aussi riche, il n'y a eu autant de pauvres. Neuf millions. Y compris des gens qui travaillent et qui sont pauvres », lance Jean-Luc Mélenchon dans un de ses rassemblements. Cet ancien sénateur socialiste a quitté le parti pour se repositionner à gauche de la gauche.

Si les adversaires de Jean-Luc Mélenchon l'accusent d'être communiste, lui se dit surtout anticonformiste, antisystème, contre les excès de la finance.

Jean-Luc Mélenchon est une des grandes surprises de cette élection présidentielle. En quelques semaines, il est passé de la 5e à la 3e place dans les sondages, devant le candidat de la droite François Fillon.

Sa remontée dans les intentions de vote, Jean-Luc Mélenchon la doit surtout à sa prestation lors des débats télévisés.

Selon Henri Rey, directeur de recherche au CEVIPOF, il a aussi profité de la déception des électeurs de gauche après cinq années d'un pouvoir socialiste qui n'a pas tenu ses promesses.

« C'est un vote d'abord de protestation, de rejet, dit-il. Il y a toute une protestation de gauche qui a tendance à se reporter sur Mélenchon. »

Jean-Luc Mélenchon est surtout un tribun très habile.

Capable de tenir la foule en haleine pendant deux heures, sans note écrite, sans discours préparé d'avance.

Avec la hausse de popularité récente de Jean-Luc Mélenchon, l'élection présidentielle française est désormais une course à quatre. Quatre candidats séparés par seulement 5 à 6 % d'intentions de vote.

Aujourd'hui, plus personne n'écarte totalement la possibilité d'un duel au 2e tour entre l'extrême gauche et l'extrême droite.

D'après un reportage de Jean-François Bélanger

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