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John Kelly fait son entrée officielle à la Maison-Blanche

Le nouveau chef de cabinet de la Maison-Blanche, John Kelly, est entré en poste lundi, au terme d'une semaine pleine de rebondissements pour l'administration Trump.

L’ancien général des marines, jusqu’alors secrétaire de la Sécurité intérieure, a prêté serment en matinée, moins d’une semaine après que le président américain eut annoncé sa nomination.

La porte-parole de la Maison-Blanche a déclaré lors d’une conférence de presse lundi que le nouveau chef de cabinet avait l’autorité sur tous les fonctionnaires de la Maison-Blanche.

Selon Sarah Senders, le président Donald Trump a donné « pleine autorité » à M. Kelly, qui décidera de la marche à suivre.

M. Kelly succède ainsi à Reince Priebus, qui s’est fait montrer la porte après avoir perdu la confiance de Donald Trump.

La semaine dernière, le nouveau directeur des communications de la Maison-Blanche, Anthony Scaramucci, s'en est d'ailleurs pris à la crédibilité de M. Priebus dans une tirade pour le moins colorée, l'accusant de divulguer de l'information à la presse. M. Scaramucci a été démis de ses fonctions par Donald Trump lundi, seulement 10 jours après sa nomination.

« Ce qu'il a accompli en matière de sécurité intérieure a battu les records, si vous regardez la frontière, si vous regardez les résultats extraordinaires que nous avons obtenus », a vanté le président américain, qui souhaite que l’arrivée de M. Kelly vienne « remettre les compteurs à zéro ».

Selon l’ancien directeur de campagne de Donald Trump, Cory Lewandowski, qui avait été éjecté de l’équipe en juin 2016, l’arrivée de John Kelly viendra « probablement rétablir l’ordre », mais il y a peu de chances que son attitude austère déteigne sur le président.« Il faut laisser Trump être Trump. C’est ce qui fait son succès depuis plus de 30 ans », a dit M. Lewandowski à NBC.Donald Trump a procédé à une série de changements dans son cercle proche depuis le début de son mandat à la Maison-Blanche. M. Kelly a pour principale mission de calmer les troupes, alors que le président continue de multiplier les attaques à l’endroit de son secrétaire de la Justice, Jeff Sessions.En plus des conflits au sein de la Maison-Blanche, le nouveau chef de cabinet hérite du lourd dossier de la Corée du Nord. La tension entre les deux pays a récemment été ravivée par un nouveau tir de missile balistique intercontinental de Pyongyang, auquel les États-Unis ont répondu en faisant voler deux bombardiers au-dessus de la péninsule coréenne.En entrevue à CBS, la sénatrice démocrate Dianne Feinstein a exprimé le souhait que M. Kelly soit « efficace » et qu’il s’engage à « commencer de très sérieuses négociations […] afin de mettre un terme au programme nucléaire [de Pyongyang] ».

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