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Justin Trudeau encourage les maires canadiens à soigner leurs relations avec les États-Unis

Alors que la planète retenait son souffle en attendant l'assermentation de Donald Trump, vendredi matin, il a été impossible pour Justin Trudeau de passer sous silence les changements qui s'annoncent au sud de la frontière.

En réunion avec les maires des grandes villes canadiennes, dans un hôtel d'Ottawa, le premier ministre a invité les élus municipaux à soigner leurs relations américaines.

« Nous devons parler de l'importance de la relation que chacun de vous a avec ses homologues au sud de la frontière », a souligné le premier ministre Trudeau lors d'un court discours public au début de la rencontre.

« Tous, des deux côtés de la frontière, doivent comprendre l'importance de continuer à travailler de manière constructive et productive », a-t-il insisté devant les caméras, avant que les portes se referment sur la réunion à huis clos.

Une heure plus tard, à la sortie de cette rencontre, les maires appuyaient ce message.

Le maire de Montréal, en particulier, parlait d'une stratégie pour faire « contrepoids » aux visées du président Trump.

Citant les changements climatiques, l'immigration, la réalité interculturelle et les échanges commerciaux, Denis Coderre a souligné sa relation avec les maires des grandes villes américaines.

« Mes collègues comme Bill De Blasio [maire de New York], Rahm Emanuel [maire de Chicago] ou Eric Garcetti à Los Angeles ou Marty Walsh à Boston, ils pensent exactement comme nous autres », a-t-il assuré, en réponse aux questions des journalistes.

On va pouvoir jouer un rôle de premier plan. Il y a un nouveau contrepoids, et ce sont les villes.

Denis Coderre, maire de Montréal, au sujet des relations qu'auront les maires des villes avec la nouvelle administration de Donald Trump

Justin Trudeau félicite Donald Trump

Par ailleurs, après l'assermentation de Donald Trump en tant que 45e président des États-Unis, vendredi, le premier ministre Justin Trudeau a félicité son homologue américain par voie de communiqué.

Justin Trudeau a rappelé les liens étroits qui unissent leurs deux pays. Il a déclaré que son gouvernement est impatient de travailler avec l'administration Trump « en vue de rétablir la prospérité de la classe moyenne des deux côtés de la frontière et de créer un monde plus sûr et plus pacifique ».

Un protectionnisme qui inquiète l'industrie canadienne du pétrole

Le discours d'investiture de M. Trump a toutefois soulevé des inquiétudes du côté de l'Association canadienne des producteurs pétroliers (ACPP). Son président, Tim McMillan, sonne l'alarme quant au ton protectionniste adopté par le nouvel occupant de la Maison-Blanche.

M. McMillan, qui était présent aux cérémonies d'investiture à Washington, signale que les États-Unis ne gardent pas toujours le Canada à l'esprit lors de l'élaboration de nouvelles politiques. Il estime que le pays devrait rappeler à son plus important partenaire commercial les répercussions de ses politiques.

Le président de l'ACPP estime qu'il est ainsi d'autant plus important de mener à bien les projets de construction ou d'expansion de pipelines tels que ceux de Trans Mountain et d'Énergie Est, afin de frayer la voie à des exportations pétrolières ailleurs dans le monde.

Tim McMillan croit toujours que M.Trump compte donner le feu vert au pipeline Keystone XL. Lors de ses 17 minutes d'allocution, vendredi midi, le 45e président des États-Unis n'a toutefois pas fait mention de ce projet rejeté par Barack Obama en 2015.

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