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Kenya : un Canadien proche de l'opposition de retour au Canada après son arrestation

Le Canadien et l'Américain arrêtés vendredi à Nairobi, au Kenya, qui travaillaient pour une firme américaine impliquée dans la course électorale, ont été déportés samedi.

Andreas Katsouris et John Aristotle Phillips étaient au Kenya pour conseiller le candidat de l'opposition Raila Odinga. Les élections sont prévues le 8 août.

La femme de M. Katsouris, Jennifer Mary Bell a affirmé lui avoir parlé lorsqu’il se trouvait à l'aéroport de Nairobi. Elle a précisé que son mari, un Torontois, n’a pas plus lui fournir plus de détails. Il lui a dit être en sécurité et avoir été bien traité.

Mme Bell, qui se trouvait aux Pays-Bas, a raconté qu’elle avait d’abord compris que son époux, M. Katsouris, avait été enlevé ou détenu. Elle a ensuite contacté son député pour s'assurer que le gouvernement avait la situation à l'œil.

Elle a ajouté qu’elle avait le ressentiment que son mari serait sain et qu’il avait l’habitude de se rendre dans des pays potentiellement dangereux en période électorale.

Le porte-parole d’Affaires mondiales Canada, Jeffrey Sze, a déclaré que le Haut-Commissariat du Canada au Kenya avait fourni de l’aide consulaire au citoyen canadien. Le ministère n’a pas donné plus détails, pour des raisons de confidentialités.

Un scrutin truqué?

Andreas Katsouris est le vice-président principal des services mondiaux chez Aristotle Inc., une entreprise qui soutient les campagnes électorales en matière de stratégie et d'analyse de données.

Il était au Kenya avec son chef de la direction, l’Américain John Aristotle Phillips. Ils auraient choisi de se joindre à l’équipe du candidat de l'opposition Raila Odinga parce qu’ils croyaient que les élections pourraient présenter des irrégularités.

« La police a investi [vendredi] l'appartement où ils vivaient à Westlands [Nairobi]. L'Américain, qui s'est montré ferme sur ses droits au regard de la Constitution, a été molesté et emmené avec son collègue », a déclaré un haut responsable de l'opposition kényane, James Orengo, lors d'une conférence de presse.

Deux Ghanéens qui devaient rejoindre l'opposition à Nairobi pour les mêmes motifs ont été empêchés d’entrer au Kenya et ont été renvoyés chez eux, a ajouté M.Orengo.

Ces arrestations surviennent quelques jours après qu'un des responsables du système de vote électronique eut été trouvé torturé et tué.

« Nous choisissons nos campagnes internationales avec beaucoup de soin. Odinga est un candidat en qui ils croyaient vraiment », a expliqué le porte-parole d'Aristotle Inc., Brandi Travis, pour défendre leur choix de se rendre au Kenya.

L'opposition kényane, qui accuse le camp du président Uhuru Kenyatta de fraude électorale, a mis en place un centre parallèle pour le décompte des voix. Raila Odinga tente pour la quatrième fois de succéder au président.

Environ 19,6 millions de Kényans seront appelés mardi à élire leurs président, députés, sénateurs et gouverneurs, à la faveur d'un vote électronique.

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