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Kerry veut convaincre Trump de ne pas renoncer à l’accord de Paris et au PTP

Le secrétaire d'État américain John Kerry s'est engagé à tout mettre en oeuvre pour préserver l'accord de Paris sur le climat et a refusé d'enterrer le Partenariat transpacifique (PTP), malgré l'élection de Donald Trump à la Maison-Blanche.

De passage en Nouvelle-Zélande, le chef de la diplomatie américaine s'est engagé à mettre les bouchées doubles pour que l'accord de Paris, conclu à la COP21 en décembre 2015 et tout juste entré en vigueur le 4 novembre, devienne définitif avant que Donald Trump ne soit investi président.

« Nous avons l'intention de faire tout notre possible pour assumer notre responsabilité envers les générations futures et résoudre cette menace pour la vie [...] sur la planète », a déclaré John Kerry, lors d'une conférence de presse conjointe avec le premier ministre néo-zélandais John Key.

John Kerry en a également profité pour lancer un vibrant plaidoyer pour le maintien de l'action des États-Unis contre le réchauffement climatique. Selon lui, la plupart des Américains souhaitent que leur pays participe à l'effort collectif pour sauver la planète.

John Kerry espère que Donald Trump n'applique pas ses promesses électorales à la lettre, surtout à propos de l'abandon des politiques en faveur de l'environnement mises en oeuvre par l'administration Obama.

« Tout le monde sait qu'il y a parfois une différence entre les propos tenus pendant une campagne électorale et la manière de gouverner », a-t-il ajouté. 

Une source proche de l'équipe de transition de Donald Trump a pourtant indiqué à Reuters que ce dernier cherchait un moyen de faire sortir rapidement les États-Unis du processus. Pendant la campagne, il avait d'ailleurs qualifié de « canular » le dérèglement climatique.

Les États-Unis sont vitaux à l'accord de Paris, étant le deuxième émetteur mondial de gaz à effet de serre.

Le Partenariat transpacifique « n'est pas mort »

Le secrétaire d'État John Kerry en a également profité pour s'attaquer à une autre promesse électorale du président élu, celle de renoncer à l'accord de libre-échange entre les États-Unis et onze pays de la région Asie-Pacifique.

« Lorsque les gens l'examineront, regarderont au-delà de la campagne, j'ai l'espoir [que le traité] obtiendra le soutien dont il a besoin », a-t-il confié à la presse. John Kerry a rappelé que les échanges internationaux sont essentiels pour les États-Unis.

Le traité a été signé par 12 pays, dont l'Australie, le Canada, le Japon, et Singapour, mais doit encore être ratifié aux États-Unis.

John Kerry a encore espoir que Donald Trump change d'avis sur le principe du libre-échange, lui qui s'y oppose au nom du protectionnisme américain. Il assure cependant ne pas avoir l'intention, comme l'a déjà affirmé le président Barack Obama, de chercher à le faire adopter par le Congrès avant l'entrée en fonction du président élu.

L'accord de libre-échange entre les États-Unis, le Mexique et le Canada (ALENA) est, par ailleurs, lui aussi menacé par la présidence de Donald Trump. En campagne électorale, M. Trump avait plaidé qu'il voulait renégocier l'ALENA au profit des États-Unis.

La présidentielle américaine 2016 - notre section spéciale

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