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Kim Jong-un veut engager la Corée du Nord vers la dénucléarisation

Kim Jong-un a affirmé jeudi au ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, qu'il s'engageait vers la dénucléarisation de la péninsule coréenne, a indiqué l'agence officielle nord-coréenne KCNA. Quelques heures plus tôt, le chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo, s'était réjoui de discussions qui vont « dans la bonne direction » pour un éventuel sommet Kim-Trump.

« Kim Jong-un a dit que la volonté de la République démocratique de Corée d'aller vers une dénucléarisation de la péninsule coréenne reste inchangée, cohérente et fixe », a rapporté KCNA au terme de l'entretien qu'ont eu Kim Jong-un et Sergueï Lavrov à Pyongyang.

Le leader nord-coréen espère que les relations avec les États-Unis et la dénucléarisation de la péninsule « seront résolues étape par étape » et « espère que la résolution des problèmes avancera grâce à un dialogue et une négociation efficaces et constructifs. »

Plus tôt dans la journée, à l'issue de deux réunions à New York avec le bras droit de Kim Jong-un, le général Kim Yong-chol, le secrétaire d'État américain, Mike Pompeo, avait souligné qu'il restait « encore beaucoup de travail », même si « de réels progrès ont été faits dans les dernières 72 heures pour établir les conditions » de la tenue du sommet Trump-Kim remise en question par le président américain il y a moins d'une semaine.

Selon le secrétaire d'État, les discussions ont bien avancé aussi dans la zone démilitarisée à la frontière entre les deux Corées, où des équipes des deux pays préparent l'ordre du jour du sommet, et à Singapour, où sont en cours des échanges sur la logistique de la rencontre censée se tenir dans la cité-État.

La décision officielle de maintenir le sommet à Singapour le 12 juin n'a pas encore été prise.

Le général Kim Yong-chol doit maintenant se rendre à Washington pour remettre une lettre de Kim Jong-un au président américain, a ajouté M. Pompeo. « J'ai hâte de voir ce qu'il y a dans la lettre », avait lancé dans la matinée le président Trump à des journalistes.

La semaine dernière, le président américain avait indiqué à Kim Jong-un vouloir annuler la rencontre prévue le 12 juin « en raison de l'énorme colère et de l'hostilité ouverte étalées dans votre plus récente déclaration ».

La dénucléarisation de la Corée du Nord en jeu

Après une année 2017 marquée par les essais balistiques et nucléaires nord-coréens, les sanctions internationales en représailles et les échanges d'invectives et de menaces entre les États-Unis et la Corée du Nord, l'administration Trump demande que la « dénucléarisation complète, vérifiable et irréversible » du pays asiatique soit « au cœur » des négociations entre les deux pays, et que les Nord-Coréens disent « clairement ce qu'ils sont prêts à faire ».

Les États-Unis affirment qu’ils ne lâcheront pas de lest sur les lourdes sanctions imposées à Pyongyang tant que le processus de dénucléarisation demandé ne sera pas très avancé.

Mike Pompeo a notamment expliqué vouloir « convaincre » le régime nord-coréen que « sa sécurité sera plus forte » s'il accepte d'abandonner la bombe atomique, et « qu'en fait, la vraie menace pour sa sécurité est de poursuivre son programme d'armement nucléaire ».

De leur côté, les Nord-Coréens refusent tout désarmement unilatéral.

Dans ce processus déjà laborieux, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, était reçu jeudi pour la première fois à Pyongyang par Kim Jong-un. Le chef de la diplomatie russe a exhorté toutes les parties à « éviter la tentation d'exiger tout, tout de suite ».

« Venez en Russie, nous serons très heureux de vous accueillir », a également lancé M. Lavrov au dirigeant nord-coréen.

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