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L’Argentine perd espoir de retrouver des survivants du sous-marin disparu

La marine argentine a annoncé jeudi qu'elle mettait fin aux opérations de recherches de survivants du sous-marin disparu depuis deux semaines.

Les efforts pour retrouver l’appareil, qui a disparu dans les eaux de l’Atlantique Sud, se poursuivront toutefois dans une zone située à 450 km des côtes de la Patagonie.

L’armée avoue qu’elle n’est pas en mesure de confirmer la mort des 44 membres de l’équipage, mais estime que les recherches menées jusqu’à maintenant par une coalition internationale avaient duré « deux fois plus longtemps » que le temps de survie estimé des marins à bord du submersible.

Le porte-parole de la marine a reconnu que les efforts déployés n’ont « pas permis de découvrir le moindre élément de naufrage dans les zones explorées ».

Une avarie et une possible explosion

Le sous-marin San Juan, fleuron de l’armée argentine, a quitté le 11 novembre dernier le port d’Ushuaia, à la pointe extrême-sud de l’Amérique, et se dirigeait vers son port d’attache, situé à Mar del Plata, une ville au sud de Buenos Aires.

Quatre jours plus tard, le dernier message de l’équipage faisait savoir que des batteries avaient été endommagées, mais que l’avarie était maîtrisée.

Un incident semble être survenu lorsque de l'eau de mer est entrée dans le navire par le schnorkel, un tube qui permet aux sous-marins équipés de moteurs diesel, comme le San Juan, de faire fonctionner ces moteurs tout en étant en immersion.

Une explosion sous-marine a été enregistrée peu de temps après par différents systèmes de capture acoustique.

Sans être en mesure de confirmer qu’il s’agit d’une explosion, le porte-parole de la marine parlait d’un « événement anormal, singulier, court, violent, non nucléaire, compatible avec une explosion ».

Les familles, qui s’étaient réunies à la base navale de Mar Del Plata, avaient eu un regain d’espoir lorsqu’une série de sept signaux sonores lancés par satellites avaient été captés.

Avec prudence, l’armée estimait qu’ils pouvaient provenir d’une autre source que du sous-marin. Les familles, désespérées, ont quitté la base navale pour retourner à la maison, non sans accuser l’État du supposé mauvais entretien de l’équipement, construit en Allemagne trois décennies plus tôt.

Les États-Unis, le Brésil, le Chili, le Royaume-Uni et le Canada, entre autres, ont tenté de retrouver des survivants avant que les réserves d’oxygène prévues pour 7 à 10 jours ne viennent à manquer.

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