Alep, ville assiégée, a été reprise « dans sa totalité » par les forces gouvernementales de Bachar Al-Assad, selon des informations diffusées jeudi par l'armée syrienne.

Les forces armées du pays ont annoncé, par communiqué, avoir remporté la victoire à Alep, deuxième ville du pays. La « sécurité » a été rétablie dans la ville, ajoute l'armée syrienne.

Le dernier convoi, transportant 150 personnes, a quitté la ville jeudi en soirée.

« Les quatre derniers bus transportant les terroristes et leurs familles sont arrivés dans Ramoussa ». Il s'agit d'un quartier au sud d'Alep contrôlé par les troupes gouvernementales, selon la télévision d'État.

« Le dernier convoi est sorti de la région contrôlée par les rebelles », a affirmé pour sa part un responsable du groupe rebelle Ahrar al-Cham.

Parallèlement, des civils d'Al Foua et Kefraïa, deux villages progouvernementaux chiites assiégés par les rebelles, ont été transportés par autocars à Alep.

Une offensive soutenue par Moscou et Téhéran

La reprise d'Alep par les forces gouvernementales a donné lieu à des manifestations de joie dans la partie ouest de la ville en soirée, jeudi. La télévision syrienne a montré des militaires et des civils faisant entendre des coups de feu et criant des slogans en guise de soutien au président Bachar Al-Assad.

À Alep, l'offensive des troupes du président Al-Assad a été renforcée par des centaines de raids aériens menés par Moscou. Des milices du Hezbollah, soutenues par l'Iran, avaient quant à elles investi la ville. Plus tôt cette semaine, le président Al-Assad avait salué l'appui de ses alliés russes et iraniens dans la bataille pour reprendre Alep.

Ce n'est pas la fin de la guerre

Mais bien que la reprise d'Alep par le régime Al-Assad marque « un point tournant », selon l'armée syrienne, elle ne signifie pas pour autant la fin de la guerre.

À Alep, plus de 34 000 personnes (civils et insurgés) ont été évacuées depuis la mi-décembre, selon le Comité international de la Croix-Rouge (CICR).

Le processus d'évacuation a été traumatisant, une foule de personnes, dont certaines très vulnérables, attendant pendant des heures à des températures sous la barre du zéro.

Farhan Haq, porte-parole de l'ONU à New York

Bon nombre d'Aleppins se sont réfugiés à Idlib. À la fois ville et province du nord-ouest de la Syrie, Idlib est aux mains de groupes rebelles.

Et Idlib pourrait subir le même sort qu'Alep, de l'avis de l'envoyé spécial de l'ONU en Syrie, Staffan de Mistura. Ce dernier plaide pour une cessation des hostilités dans l'ensemble de la Syrie, afin qu'un nouveau bain de sang soit évité dans ce pays.

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