Retour

L’Asie du Sud sera invivable d’ici 2100, selon une étude

Le réchauffement climatique risque de rendre inhabitable le sud asiatique d'ici la fin du siècle, préviennent des chercheurs.

Selon une étude publiée dans la revue scientifique Science Advances, des scientifiques prévoient même des chaleurs mortelles, si rien n’est entrepris pour réduire les gaz à effet de serre dans le sous-continent, y compris dans les bassins fertiles de l’Indus et du Gange.

« L'augmentation des températures et de l'humidité durant l'été pourrait atteindre des niveaux excédant la capacité de l'organisme humain à survivre sans protection », selon les conclusions des travaux des chercheurs publiés mercredi.

Un cinquième de l’humanité vit dans cette partie du continent asiatique.

Des études antérieures ont conclu à un lien entre le changement climatique et la récurrence des vagues de chaleur dont l’impact sur la santé humaine est aujourd’hui démontré.

On ne s'était toutefois pas penché sur le lien de cause à effet entre la « chaleur humide » étouffante et la capacité de l’organisme humain à s’y adapter, indiquent les chercheurs du Massachusetts Institute of Technology (MIT) et de l’Université Loyola Marymount, à Los Angeles,

D’autres recherches ont également démontré que la combinaison d’une température élevée et d'un haut niveau d’humidité induit des effets dangereux. Les scientifiques ont établi un indice qui intègre les effets de la température, de l'humidité et du rayonnement solaire.

Lorsque cet indice atteint un certain seuil, cela limite l’évaporation de la sueur, qui contribue normalement à maintenir une température normale. La survie devient alors très difficile.

Or, ce seuil critique ne tardera pas à être atteint, voire dépassé, dans une grande partie du sud de l’Asie d’ici la fin du siècle si les émissions de dioxyde de carbone ne sont pas limitées.

Les régions les plus à risque seraient probablement le nord de l'Inde, le Bangladesh et le sud du Pakistan. Un milliard et demi de personnes y vivent.

« Nous espérons qu'il sera possible d'éviter que ces projections de vagues de chaleur meurtrières se concrétisent en Asie du Sud en réduisant suffisamment les émissions de gaz à effet de serre pour contenir le réchauffement climatique », indique le professeur Elfatih Eltahir, l'un des principaux auteurs de l'étude, selon qui « ce n'est pas un scénario inévitable ».

En 2015, la cinquième vague de chaleur la plus mortelle de l'histoire avait fait 3500 morts en Inde et au Pakistan.

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Une crampe musculaire vraiment intense





Rabais de la semaine