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L'assaillant des Champs-Élysées voulait rejoindre l'EI en Syrie

L'auteur de l'attentat raté survenu lundi à Paris avait prêté allégeance au leader du groupe armé État islamique (EI) et préparait une action violente, selon les autorités françaises.

L'homme qui a dirigé une voiture remplie d'explosifs contre un fourgon de la police française plus tôt cette semaine possédait suffisamment d'armes pour supposer une « préparation indiscutable d'une action violente », a déclaré jeudi le procureur français François Molins.

Adam Djaziri, l'assaillant de 31 ans, avait également rédigé « une lettre testament » qu'il a expédiée « à des proches par la poste le 19 juin ». Dans cette lettre, il explique « avoir voulu rejoindre la Syrie » et déplore « en avoir été empêché par des apostats contre l'État islamique ».

En 2016, il avait fait trois voyages en Turquie, invoquant une activité « réelle ou supposée » de négoce d'or, a souligné le procureur.

L'arsenal découvert dans la voiture atteste « de l'ampleur de l'action terroriste projetée qui, si elle avait abouti, aurait pu avoir des conséquences humaines dramatiques », a assuré François Molins.

Le procureur évoque « un passage à l'acte terroriste » qui s'il n'a pas fait d'autres victimes que lui-même n'en « demeure pas moins mortifère ».

Un arsenal inquiétant

Les enquêteurs ont retrouvé dans la voiture de l'assaillant des armes, plusieurs milliers de munitions, deux bouteilles de gaz « pleines et toujours dotées de leur opercule de sécurité » ainsi qu' « une besace calcinée qui contenait de très nombreux projectiles ressemblant à des ogives », a précisé M. Molins.

Ils ont aussi retrouvé deux briquets, l'un dans le compartiment central de la voiture et l'autre dans la poche de M. Djaziri.

Les perquisitions à son domicile, à une trentaine de kilomètres au sud de Paris, ont permis de découvrir huit bidons vides de poudre de rechargement de munitions.

Les enquêteurs estiment que « cette poudre noire a pu être utilisée » pour confectionner des munitions ou « servir à la confection d'un engin explosif artisanal ».

Une couscoussière entourée de chatterton, un ruban adhésif isolant, et dont la présence a été jugée « curieuse » par les enquêteurs, aurait également pu servir à cette fin.

De nombreuses zones d'ombres persistent toutefois sur le mode opératoire et la personnalité de l'assaillant.

« Quel était donc le projet précis de l'auteur? Avait-il prédéterminé sa cible? Avait-il choisi le lieu? Comment avait-il conçu son dispositif qui, selon toute vraisemblance, avait pour objet de faire de son véhicule un engin explosif? » sont toutes des questions auxquelles les enquêteurs tenteront de trouver réponse.

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