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L'attaque d'Istanbul revendiquée par l'EI, huit suspects arrêtés

Le groupe armé État islamique (EI) a revendiqué lundi la responsabilité de l'attaque qui a fait 39 morts et 70 blessés, la nuit du Nouvel An, dans une discothèque d'Istanbul, en Turquie. Le tireur demeure recherché, mais l'agence de presse Dogan rapporte l'arrestation de huit personnes.

« Dans la continuité des saintes opérations menées par l'État islamique contre le protecteur de la Croix, la Turquie, un soldat héroïque du califat a frappé une des discothèques les plus connues où les chrétiens célèbrent leur fête païenne », peut-on lire dans le communiqué publié par l'agence Amaq, reliée à l'EI.

La déclaration précise que l'auteur de l'attaque « a répondu aux ordres du leader de Daech, Abou Bakr Al-Baghdadi, pour venger la religion de Dieu ».

Les autorités turques, qui n'ont pas commenté cette revendication, ont interpellé et placé en garde à vue huit personnes qu'elles croient liées à l'attentat. Aucun autre détail n'est disponible pour l'instant.

Aux dernières nouvelles, l'auteur des tirs était toujours en fuite et demeurait activement recherché.

Les enquêteurs estiment que l’assaillant pourrait être lié à une cellule liée à celle qui a commis un triple attentat-suicide contre l’aéroport Atatürk en juin dernier, selon le journal Hürriyet.

La police a dévoilé quelques photos du suspect, qui serait originaire de l'Ouzbékistan ou du Kirghizistan. Les autorités turques affirment qu'elles sont sur le point de pouvoir identifier l'homme. Des « données relatives aux empreintes digitales » ont notamment été obtenues, a déclaré le porte-parole du gouvernement Numan Kurtulmus.

L'attaque de la discothèque Reina est survenue alors que l’armée turque mène depuis quatre mois des opérations militaires dans le nord de la Syrie afin d’y déloger des membres de l’EI et des miliciens kurdes.

Membre de l’OTAN, la Turquie fait partie de la coalition internationale menée par les États-Unis contre l’EI. Depuis plusieurs semaines, elle tente de reprendre la ville d’Al-Bab, un bastion du groupe armé, situé dans le nord de la Syrie.

Les aviations turque et russe ont d'ailleurs bombardé des cibles de l’EI dans la région d’Al-Bab dans la nuit de dimanche à lundi, a rapporté l’état-major turc.

Une première pour l’EI

Secouée par une tentative de coup d’État et par plusieurs attaques terroristes attribuées à des djihadistes ou à la rébellion kurde, la Turquie amorce donc 2017 à l'image de 2016 : sous le signe de la violence.

C’est la première fois que l'EI revendique un attentat à Istanbul, bien que les autorités turques lui aient déjà attribué d’autres attaques contre des sites touristiques de la métropole.

Un message diffusé il y a quelques jours sur Internet par un groupe de partisans de l'EI appelait d’ailleurs à commettre des attentats dans « des fêtes, des rassemblements et des clubs » de la métropole turque.

L’attaque du Nouvel An s’est produite malgré un déploiement massif des forces de l’ordre à Istanbul. Un policier et un gardien de sécurité ont d’ailleurs été les deux premières victimes de l’assaillant du Reina, où quelque 600 personnes étaient réunies pour fêter l’arrivée de la nouvelle année.

Parmi les 39 victimes figurent plusieurs ressortissants étrangers, dont une citoyenne canadienne. Le premier ministre Trudeau l'a confirmé par communiqué dimanche, exprimant sa profonde tristesse.

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