Retour

L'avortement divise la Cour suprême des États-Unis

La question de l'avortement a été un point de discorde pour les juges de la Cour suprême américaine mercredi, lors de l'examen des restrictions de certains États américains au droit à l'interruption volontaire de grossesse (IVG).

Pendant 90 minutes, les juges ont débattu en audience de la légalité de ces restrictions, notamment celles qui concernent le Texas, où une loi de 2013 soulève l'ire des défenseurs de l'IVG.

En vertu de cette loi, les cliniques qui pratiquent l'avortement sont obligées de posséder un plateau chirurgical digne d'un établissement hospitalier. Les médecins qui y travaillent disposent d'un droit d'admission de leurs patientes dans un hôpital local. Les rédacteurs du texte estiment qu'il en va de la protection de la santé des femmes, puisque ces conditions réduiraient les risques sanitaires.

Pour les pro-IVG, il s'agit de poudre aux yeux pour distraire la population du véritable objectif des républicains texans : celui d'empêcher l'avortement. L'IVG est légale depuis 1973 aux États-Unis, grâce au jugement historique « Roe c. Wade ».

Selon l'organisation Whole Woman's Health, 75 % des cliniques ont dû fermer au Texas depuis deux ans. 

Depuis la mort du juge conservateur Antonin Scalia, la Cour ne siège plus qu'à huit juges - quatre conservateurs et quatre progressistes, dont trois femmes - et c'est Anthony Kennedy, conservateur modéré, qui fait office d'arbitre. Après que l'avocat qui représente le Texas, Scott Keller, eut été interrogé par les juges, Anthony Kennedy a exprimé des réserves quant au lien entre l'application de la loi texane et la fermeture des cliniques. 

L'institut de recherche Texas Policy Evaluation Project a récemment affirmé que la loi du Texas avait provoqué l'allongement des délais d'attente, des surcoûts, voire l'impossibilité pour certaines femmes de trouver une clinique.

Le droit à l'avortement est l'un des sujets de société qui divise le plus les États-Unis. Des centaines de manifestants pro ou anti-IVG se sont massés devant le siège de la Cour suprême à Washington lors de l'audience, pour clamer leurs arguments.

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Un avion s'écrase dans un arbre





Rabais de la semaine