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L'Ebola se répand en République démocratique du Congo; un vaccin canadien l'affrontera

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) annonce la découverte d'un premier cas d'Ebola en zone urbaine en République démocratique du Congo (RDC), alors que les cas avaient été recensés jusqu'à présent dans une seule zone rurale. Un vaccin développé au Canada vient d'être acheminé en RDC.

« Un nouveau cas [...] a été confirmé à Wangata, l'une des trois zones sanitaires de Mbandaka, une ville de près de 1,2 million d'habitants de la province de l'Équateur dans le nord-ouest de la RDC », a indiqué dans un communiqué l'OMS, qui fait part de son inquiétude.

Vendredi dernier, le directeur du Programme de gestion des situations d'urgence de l'OMS, Peter Salama, avait averti que « si nous voyons une ville de cette taille infectée par Ebola, nous allons avoir une épidémie urbaine majeure ».

Le 8 mai, les autorités de la RDC ont déclaré une épidémie d'Ebola dans le Nord-Ouest, près du Congo-Brazzaville.

L'OMS a comptabilisé 44 cas, soit 3 confirmés, 20 probables et 21 suspects.

Jusqu'à présent, tous les cas confirmés d'Ebola avaient été signalés dans une zone rurale très difficile d'accès, dans la région de Bikoro, située au nord-est de Kinshasa, à la frontière avec le Congo-Brazzaville.

La découverte d'un premier cas confirmé d'Ebola en zone urbaine « est un développement préoccupant, mais nous avons maintenant de meilleurs outils que jamais pour combattre Ebola », a dit le directeur général de l'OMS, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, cité dans le communiqué.

« L'OMS et nos partenaires prennent des mesures décisives pour arrêter la propagation du virus », a-t-il ajouté.

L'OMS indique qu'elle est en train de déployer une trentaine d'experts pour mener des activités de surveillance à Mbandaka, en collaboration avec le ministère de la Santé et d'autres partenaires.

« L'arrivée d'Ebola dans une zone urbaine est très préoccupante et l'OMS et ses partenaires travaillent ensemble pour intensifier rapidement la recherche de tous les contacts du cas confirmé dans la région de Mbandaka », a mentionné le Dr Matshidiso Moeti, directeur régional de l'OMS pour l'Afrique.

Un vaccin expérimental canadien au cœur de la lutte

La fièvre hémorragique Ebola vient d'un virus qui se transmet par contact physique par l'entremise de liquides corporels infectés.

Il circule parmi les chauves-souris mangeuses de fruits, considérées comme l'hôte naturel d'Ebola, mais elles ne développent pas la maladie.

D'autres mammifères comme les grands singes, les antilopes ou les porcs-épics peuvent le véhiculer puis le transmettre à l'homme.

Le virus, qui provoque fièvre, vomissements, douleurs musculaires et articulaires, maux de tête et diarrhées intenses, est redouté en raison de son taux de létalité très élevé. Il tue en moyenne la moitié des personnes qu'il atteint, selon l'OMS.

Il n'existe actuellement aucun vaccin ni traitement commercialisé pour faire face à Ebola, mais plusieurs pistes sont à l'essai.

L’OMS vient d’ailleurs de faire parvenir en RDC un un lot de 5400 doses d'un vaccin expérimental, le rVSV-ZEBOV, développé par l'Agence de santé publique du Canada et qui s'est avéré très efficace lors d'une étude conduite par l'OMS en Guinée en 2015.

En RDC, la dernière épidémie remonte à 2017. Rapidement circonscrite, elle avait fait officiellement quatre morts.

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