Une explosion imputée au groupe armé État islamique (EI) a fait au moins 30 morts et une centaine de blessés lundi dans le sud de la Turquie, tout près de la frontière avec la Syrie.

La détonation a retenti à Suruç, à une dizaine de kilomètres à peine de Kobané. Depuis plusieurs mois, cette ville syrienne est le théâtre de violents combats entre les forces kurdes et l'EI.

« Les premiers éléments montrent que l'explosion est un attentat suicide et qu'il a été perpétré par [l'EI] », a déclaré le premier ministre turc, Ahmet Davutoglu, lors d'une conférence de presse à Ankara.

Il a affirmé que le pays continuerait de prendre toutes les mesures nécessaires pour combattre ce groupe armé, ajoutant que les mesures de sécurité à la frontière syrienne seront renforcées. 

Cette attaque est la première survenue sur le sol turc depuis l'émergence de l'État islamique, qui contrôle depuis plus d'un an d'importantes portions des territoires irakien et syrien.

L'ouest du pays ébranlé

En visite à Chypre, le président turc Recep Tayyip Erdogan a pour sa part condamné les responsables de cet « attentat terroriste ».

Selon le quotidien turc Hurriyet, l'attentat a été commis par une jeune fille de 18 ans. Le premier ministre n'a pas confirmé cette information, mais a assuré qu'elle serait rendue publique « dès qu'elle serait disponible ».

Une députée du parti prokurde HDP a raconté que l'explosion s'est produite dans un rassemblement de jeunes, turcs et kurdes, qui s'apprêtaient à se rendre à Kobané.

Une minute de silence s'est déroulée à Istanbul, où plusieurs centaines de Turcs se sont spontanément rassemblés afin de rendre hommage aux jeunes victimes et dénoncer l'épisode de violence.

Les combats à Kobané ont provoqué la fuite de plus de 150 000 Syriens vers la Turquie. À Suruç, de nombreux camps de réfugiés ont été érigés.

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