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L'enquête est au point mort après la tuerie à Las Vegas

Faute d'avancée dans l'enquête sur la fusillade de Las Vegas, la police et le FBI ont invité vendredi toute personne détentrice d'information sur Stephen Paddock à se manifester.

Les enquêteurs ont exploré en vain un millier de pistes et ignorent toujours ce qui a pu conduire le riche retraité amateur de jeux de hasard à commettre seul dimanche soir dernier la tuerie la plus meurtrière de l'histoire des États-Unis avant de se suicider, a déclaré Kevin McMahill, shérif adjoint du comté de Clark, qui englobe Las Vegas.

Agé de 64 ans, Paddock a tué 58 personnes et en a blessé 500 autres qui assistaient à un concert en plein air de musique country, depuis une chambre située au 32e étage de l'hôtel Mandala Bay.

L'organisation État islamique a revendiqué l'attaque à plusieurs reprises, mais « aucun lien » n'a été établi, a répété Kevin McMahill vendredi soir à des journalistes.

« Nous avons littéralement tout examiné, la vie personnelle du suspect, ses éventuelles affiliations politiques, son comportement social, sa situation économique, toute forme potentielle de radicalisation », a dit le shérif adjoint.

Les autorités restent persuadées que le tireur a agi seul.

La police se demande cependant s'il n'a pas reçu de l'aide avant la tuerie, étant donné l'énorme quantité d'armes, munitions et explosifs retrouvés dans sa chambre d'hôtel, dans sa voiture, à son domicile et dans une deuxième maison perquisitionnée à Reno.

Réservoir touché

Les autorités ont également précisé vendredi que deux balles tirées par Paddock avaient atteint un réservoir de kérosène de l'aéroport de la ville, à quelques centaines de mètres du concert.

Celles-ci n'ont provoqué aucune explosion, mais indiquent que le tireur aurait pu projeter de causer des dégâts encore plus graves.

Devant cet épais mystère, le FBI et la police locale ont chargé la société Clear Channel de placarder dans la ville des affiches demandant à toute personne au fait du moindre agissement de Paddock de contacter les enquêteurs.

« Si vous savez quelque chose, dites quelque chose », proclameront les panneaux, accompagnés d'un numéro du FBI.

La fusillade, longue d'une dizaine de minutes, aurait pu durer plus longtemps si un garde de l'hôtel qui se trouvait alors au 32e étage pour vérifier une alarme n'avait pas lancé l'alerte.

Paddock a sans doute vu arriver ce garde, Jesus Campos, grâce à des caméras de surveillance installées à l'extérieur de sa suite, et il a tiré à plusieurs reprises à travers la porte de sa chambre, blessant le garde à la jambe après le début de la fusillade, a précisé McMahill.

Campos est toutefois parvenu à l'alerter l'hôtel sur la position exacte du tireur. « C'est un vrai héros », a souligné le shérif adjoint.

La compagne de Paddock, Marilou Danley, a été interrogée mercredi par le FBI et a assuré qu'elle ignorait tout de son projet. Elle coopère pleinement avec les autorités, a précisé son avocat.

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