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L’enquête sur les attentats en Catalogne s’étend au territoire français

Les enquêteurs en Espagne et en France tentent de comprendre les circonstances du passage des membres du groupe terroriste en région parisienne avant de commettre les attentats meurtriers au véhicule-bélier en Catalogne. Les attaques ont fait 15 morts, le 17 août, à Barcelone et à Cambrils.

Des membres impliqués dans ces attentats étaient en Île-de-France les 11 et 12 août derniers, révèle l’enquête. L'Audi qui a servi à l'attaque à la voiture-bélier de Cambrils a été repérée en France dans les jours avant ces attentats, avec au moins deux membres de la cellule djihadiste, a indiqué mercredi Gérard Collomb, ministre français de l'Intérieur.

Les médias rapportent que l'un des occupants repérés dans l'Audi pourrait avoir été Younès Abouyaaqoub, le conducteur de la camionnette qui a fauché des dizaines de piétons sur La Rambla, célèbre avenue de Barcelone, jeudi dernier. Abouyaaqoub a été abattu lundi par la police catalane.

Le Parisien affirme que le djihadiste et son ou ses accompagnateurs auraient fait des achats à Paris, notamment dans une FNAC, et dormi dans un hôtel près de la capitale.

La justice avait annulé une expulsion de l'imam recruteur

En 2015, un juge de Castellon, ville de l'est de l'Espagne, avait annulé un arrêté d'expulsion contre Abdelbaki Es Satty, l'imam décrit comme le cerveau de la cellule terroriste et soupçonné d'avoir endoctriné les auteurs des attentats à Barcelone et Cambrils, considérant qu'il n'était pas dangereux.

Le Marocain, qui avait 44 ans à sa mort dans l'explosion accidentelle de la planque où la cellule préparait des explosifs, à Alcanar en Catalogne, voulait commettre un attentat-suicide, selon un des suspects des attentats ayant survécu à l'explosion.

Abdelbaki Es Satty a purgé une peine de quatre ans de prison pour trafic de drogue. Le juge a estimé alors qu'il avait démontré ses « efforts d'intégration dans la société espagnole » et qu’à ses yeux, il ne représentait pas une « menace réelle et suffisamment grave pour l'ordre public ».

Il a vécu plusieurs années à Ripoll, petite ville du nord de la Catalogne dont sont originaires la plupart des membres de la cellule soupçonnée d'avoir préparé et commis les attentats.

Des témoins cités par les médias indiquent que Abdelbaki Es Satty s'est également rendu à plusieurs reprises en Belgique. Des élus locaux confirment que des billets d'avion pour Bruxelles ont été retrouvés dans les ruines de la maison explosée à Alcanar. Ils font également état de sa présence à Machelen, près de Bruxelles, pendant trois mois au début 2016.

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