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L'ex-directeur de campagne de Trump ne témoignera pas mercredi

La commission des Affaires judiciaires du Sénat américain a retiré la citation à comparaître qui forçait Paul Manafort, ancien directeur de campagne de Donald Trump, à témoigner mercredi, selon une source proche du dossier.

M. Manafort va néanmoins « poursuivre ses discussions » avec le Sénat, a rapporté cette même source.

Le porte-parole de M. Manafort, Jason Maloni, a déclaré dans un communiqué que celui-ci s'était entretenu mardi matin avec le personnel bipartisan de la commission du Renseignement du Sénat et qu'il avait « répondu à leurs questions entièrement ».

Cette rencontre à huis clos a eu lieu en fonction d'un « accord préalable », a précisé le porte-parole. Paul Manafort aurait également fourni des documents à la commission du Renseignement.

Plus tôt mardi, le président de la commission des Affaires judiciaires, Chuck Grassley, et la démocrate désignée sur ce dossier, Dianne Feinstein, avaient indiqué que, comme pour les autres témoins, M. Manafort pourrait être libéré de son obligation de comparaître s'il acceptait de « produire des documents et une entrevue transcrite ».

Or, ils avaient ajouté à ce moment être « incapables de parvenir à un accord pour un entretien transcrit volontaire » avec l'ancien directeur de la campagne Trump.

Des questions sur une rencontre avec l'avocate russe

Paul Manafort devait être interrogé notamment sur sa participation à la rencontre qui a eu lieu en juin 2016, pendant la campagne électorale, à la Trump Tower de New York, en présence d'une avocate russe, Natalia Veselnitskaya, d'un lobbyiste russo-américain, du gendre et conseiller de M. Trump, Jared Kushner, et de Donald Trump fils.

Des enquêteurs fédéraux cherchent à déterminer s'il y a eu collusion entre l'équipe de campagne du candidat républicain et la Russie, et si Moscou a cherché à s'immiscer dans la campagne électorale.

Lundi, c'est le gendre du président américain, Jared Kushner, qui a comparu pendant environ deux heures devant la commission du Renseignement du Sénat. Il s'est présenté à nouveau mardi matin à la Chambre des représentants, où il a été interrogé pendant près de trois heures.

Ces deux comparutions se sont tenues à huis clos, mais M. Kushner a assuré qu'il n'y avait pas eu de collusion avec la Russie.

« Je l’ai trouvé direct, ouvert. Il voulait répondre à toutes les questions que nous avions », a indiqué le représentant républicain du Texas à la Chambre, Mike Conaway, qui mène le groupe d’enquête sur la Russie. Il a ajouté que M. Kushner était prêt à faire le suivi avec le comité s’il avait des questions additionnelles.

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