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L'ex-leader catalan Puigdemont se livre à la police belge

Le président catalan destitué Carles Puigdemont et ses quatre conseillers, qui faisaient l'objet d'un mandat d'arrestation européen, se sont livrés aux autorités belges, confirme le parquet belge.

M. Puigdemont et ses conseillers, Maria Serret, Antoni Comin, Luis Puig et Clara Ponsati, se sont présentés aux autorités à 9 h 17, heure locale, et ont été placés en détention provisoire, a confirmé le parquet lors d'un point de presse.

« Nous avions eu des contacts réguliers avec leurs avocats. Nous avions convenu d’un rendez-vous ce matin. Ils ont tous les cinq, avec leurs avocats, honoré leur rendez-vous », a expliqué le porte-parole du parquet de Bruxelles, Gilles Dejemeppe.

Carles Puigdemont, avait réitéré plus tôt sur Twitter qu'il était prêt à collaborer avec les autorités belges, dans la foulée du mandat d'arrêt européen lancé contre lui par l'Espagne.

L'Espagne recherchait les cinq ex-dirigeants catalans en lien avec des accusations de rébellion, de sédition et de malversations pour leur rôle dans la déclaration unilatérale d'indépendance de la Catalogne par le Parlement de la communauté autonome le 27 octobre.

Ils doivent être entendus dimanche après-midi par un juge d'instruction, qui aura ensuite 24 heures pour décider si le mandat d'arrêt sera exécuté, si les cinq personnes seront détenues, ou si elles seront libérées sous condition. La décision doit être rendue avant lundi matin, mais elle pourrait tomber dès dimanche soir.

Un long processus judiciaire

Par la suite, les cinq ex-dirigeants seront de nouveau convoqués à la Chambre du conseil dans les 15 jours suivant la décision du juge d'instruction. Le parquet et les personnes visées pourront alors faire appel devant la Chambre des mises en accusation, ce qui ouvre un nouveau délai de 15 jours.

Selon la loi, une décision sur l'exécution du mandat d'arrêt européen, créé pour faciliter l'extradition entre États membres de l’Union européenne, doit être prise dans les 60 jours suivant l'arrestation de la personne visée.

Si le juge choisit d'exécuter le mandat d'arrêt européen, la Belgique aura alors 10 jours pour remettre les personnes visées à l'Espagne.

Toutes ces procédures peuvent prendre jusqu'à plus de trois mois, a rappelé le ministère de la Justice belge dans un communiqué. Il est donc fort possible que l’épuisement de ces recours mène bien au-delà du 21 décembre, date prévue de la nouvelle élection générale en Catalogne. M. Puigdemont s'est dit « disposé » à être candidat aux élections et assure pouvoir mener campagne depuis l'étranger.

L’avocat de M. Puigdemont a indiqué cette semaine que l’ex-président utiliserait les recours à sa disposition pour éviter l’extradition. Me Paul Bekaert pourrait faire valoir le risque d'atteinte aux droits fondamentaux et de ne pas bénéficier d'un procès équitable.

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